Une infirmière auxiliaire a dénoncé le fait que certains patients en réadaptation n’ont pas eu la liberté d’exercer leur droit de vote.

«Je viens d’apprendre en cette journée électorale, que les patients, puisqu’ils ne sont ici que pour une période maximale de trois mois (réadaptation) ne peuvent exercer leur droit de vote puisqu’ils ne peuvent pas se déplacer, a indiqué Marie-Ève Pilon. Est-ce normal d’interdire aux citoyens leur droit de vote pour cela ?»

L’infirmière auxiliaire du CLSC qui œuvre à la résidence Les Cotonniers trouve la situation si désolante qu’une plainte formelle a été déposée auprès d’Élections Canada.

Directeur du scrutin dans Salaberry-Suroît, Claude Leduc explique que la situation est incontrôlable pour le personnel électoral.

«On est passé là-bas avec des agents réviseurs à la fin septembre et les résidents à long terme ont été enregistré, a-t-il expliqué. Si depuis, 20 nouveaux patients sont entrés, c’est hors de mon contrôle. Je dois mettre ma liste électorale à jour. Je ne peux la changer à 24 heures d’avis. »

M. Leduc dit que le centre a voulu faire voter tout le monde lors du passage des agents réviseurs. Toutefois, cette pratique était impossible puisque certains citoyens devaient obtenir leur congé d’ici à aujourd’hui [jour officiel du scrutin]. Ils étaient donc dans la possibilité de voter dans le pôle associé à leur lieu de résidence permanent.

Mme Pilon dit se questionner aussi sur le sort des patients dans les hôpitaux. «Je serais curieuse de savoir quel est le pourcentage de citoyen qui est à l’hôpital ou dans des centres comme le nôtre et qui ne peut exercer son droit de vote pendant la journée électorale, signale l’infirmière auxiliaire. Ensuite, Élections Canada pousse et dit qu’il n’y a pas assez de gens qui vont voter. Mais quelle contradiction !»

Cette situation n’est pas unique à Salaberry-Suroît, mais à l’ensemble du pays.