Babacar Seye, coordonnateur des unités spéciales, n’était pas sur les lignes de côté samedi. Les joueurs se sont assurés de faire honneur à celui qui est surnommé coach Papy.

«On voulait faire un gros jeu pour coach Papy, a souligné Julien Rivest. C’est un jeu qui a amené du momentum. »

Il s’agissait du premier de quatre touchés pour le receveur de passes. En saison régulière, il avait franchi seulement une fois la ligne des buts. Avec l’absence de Pier-Olivier Cherrier et la perte d’Alexandre Guérin tôt dans la partie, le # 18 a su élever son jeu d’un cran.

Coach Max [Maxime Bérubé – coordonnateur offensif], disait qu’il fallait faire les attrapés et que les verges allaient ensuite venir d’elles-mêmes. C’est ce qui s’est passé», a-t-il affirmé.

Avec ce gain à sens unique, la confiance est élevée. Mais Rivest ne s’emballe pas trop vite. «Au prochain match, il faut sortir fort dès le début, a-t-il insisté. On ne peut pas entreprendre la partie comme on l’a fait ce soir [samedi]. »

La victoire du système

Le secondeur Wilfredo Munoz-Mercier, fidèle à ses habitudes, a livré une grosse performance. Mais il refusait de prendre tout le crédit. «On était enragé de jouer contre les Triades une deuxième semaine de suite, a dit le secondeur. Peu importe le talent des joueurs, on doit exécuter un douzième du jeu sur le terrain. On joue ensemble, en respectant le système et ça va marcher. »

Il a également eu de bons mots pour le coordonnateur défensif, Steve Landry. «On a des objectifs précis en défensive. Steve est très exigeant comme entraîneur et on souhaite le satisfaire, a confirmé Munoz-Mercier. Ce n’était pas dans nos plans de laisser un point aux Triades. »

Les yeux du secondeur sont rivés sur les Nordiques de Lionel-Groulx, les prochains rivaux du Bicolore. «Ils ont de bons athlètes, c’est une équipe talentueuse qui viendra jouer ici et on doit la respecter, a-t-il indiqué. C’est à nous de jouer au niveau du Noir et Or. »