La réflexion de Marc Lecompte sur son avenir dans le sport motonautique n’aura pas duré très longtemps.
Dès le lendemain de l’accident qui a détruit son embarcation de classe Hydro 350 aux Régates de Long Sault (Ontario), son idée était faite. Malgré la perte presque totale de son bateau, le «Miss Saint-Félicien», le pilote campivallensien était déterminé à poursuivre l’aventure sur le circuit de l’Association canadienne américaine d’hycdroplanes.
Le lundi 15 juin, Lecompte a communiqué avec François Campeau en vue de faire l’acquisition de son bateau qui était à vendre depuis plus d’un an: le H-5 (ex-Canadien Tire). Une entente a été conclue et quatre jours plus tard, le champion de la classe H-350 en 2012 s’est rendu dans la ville d’adoption de Campeau à Embrun (Ontario) pour prendre possession de son nouvel achat.
«C’était ma meilleure option», a indiqué Marc Lecompte à propos de la coque «Bergeron/Pigeon» qui a été construite en 2000 pour Maurice Richard de Moncton au Nouveau-Brunswick. Le «Rocket» a plus tard été vendu au Campivallensien de souche François Campeau qui l’a conduit pendant une demi-douzaine d’années avant de quitter le circuit de l’ACHA.
Même si l’embarcation a eu son baptême des courses il y a 15 ans, son état est rassurant puisque Bert Henderson en a fait la restauration l’an dernier. «Nous serons à Brockville avec les couleurs existantes et le bateau sera repeint pour les Régates de Valleyfield», de préciser Marc Lecompte, qui fait campagne sous l’appellation de «Miss Saint-Félicien» H-104 pour une 2e année de suite en raison d’un accord de partenariat avec l’organisation des Régates de l’endroit.
Même s’il a été ébranlé par l’avarie qui a failli lui coûter la vie, le vétéran coureur a mis peu temps pour s’en remettre. Les craintes se sont dissipées dès le lendemain de sa mésaventure et Lecompte a repris confiance en ses moyens.
«Je saurai mieux réagir s’il y a une prochaine fois. Si je n’ai plus d’air, j’essaierai de sortir au plus vite», se réconforte le pilote, qui ne laissera plus la bonbonne d’oxygène dans un ponton. «Dorénavant, l’air sera avec moi dans le cockpit», s’est promis Marc Lecompte.
