Les images de la vidéo ne mentent pas: sur le but égalisateur marqué par les Inouk de Granby pour niveler les chances à 5-5, l’attaquant Joachim Vachon exécute un bloc à la mise en jeu et fauche Nicolas Desgroseiller afin d’ouvrir le chemin à Antoine Arsenault qui déjoue Francis Lavallée.

En langage de hockey, ce «pick» digne d’un plaqué au football s’est avéré le jeu décisif du 6e match de la série, qui fera partie de l’histoire des Braves pour les mauvaises raisons. Les officiels ont fermé les yeux sur une infraction flagrante et peu après, ils ont sévi à l’endroit de Danick Crête pour un coup de coude qui a ouvert la porte au but victorieux de Joël Caron.

«C’est bien évident que les officiels n’ont pas connu leur meilleur match. Les « calls » ne nous ont pas favorisés et en bout de ligne, ces décisions ont gâché une bonne performance de notre équipe», a commenté l’entraîneur-chef Stéphane Scotto, qui, à l’instar de ses adjoints, était encore sous le choc après avoir parlé à ses joueurs.

«Trois buts en si peu de temps pour finir une série, je n’ai jamais rien vu de tel», a admis le vétéran «coach». Mis à part les décisions douteuses des officiels Jonathan Girard et Alexandre Normandin, Scotto a reconnu que les Braves ont eu 3 chances de sortir la rondelle de leur territoire au cours des séquences qui ont mené aux buts fatidiques. De plus, les joueurs de centre ont perdu la mise en jeu à chaque occasion.

«On aurait dû gagner ce match tout comme le 5e à Granby. Ce fut notre meilleur de la série vendredi et on méritait mieux. Nous aurions pu remporter cette série en 6 parties. Le sort en a voulu autrement», affirme l’entraîneur.

Stéphane Scotto a louangé le travail des 6 joueurs de 20 ans qui ont disputé leur dernier match dans les rangs juniors, soit Martin-Olivier Cardinal, Maxime Plante, Danick Crête, Justin Samson, Guillaume Mc Sween et Jonathan Pereira. «Les gars ont tellement cru à ce qu’on leur a proposé. Ils ont embarqué et ce groupe a tout donné. Je leur lève mon chapeau. Ce fut mon message dans le vestiaire.»

Le sport réserve parfois un dénouement aussi cruel et qu’inattendu. La douleur se lisait sur le visage des hockeyeurs campivallensiens quand Joël Caron a compté le but dramatique avec 4 secondes à faire. Plusieurs joueurs sont restés longtemps étendus sur la patinoire. Au son du «buzzer», un grand bonhomme comme Guillaume Mc Sween n’a pu retenir ses larmes. Danick Crête était sous les soins du physiothérapeute après avoir joué le 6e match sur une jambe, résultat d’une chute dans la bande en première période. Les guerriers se sont battus au front mais la guerre ne fait qu’un vainqueur.