Les dirigeants de la Ligue de Régates d’hydroplanes n’hésitent pas à utiliser la technologie moderne dans un souci constant d’améliorer la sécurité des pilotes.
La dernière trouvaille est un cadran installé à bord de l’embarcation et qui assure une synchronisation totale avec les officiels. Le projet soumis par le technicien en électronique Jean-François Rhéaume, appelé «AccuClock», a trouvé preneur auprès d’une vingtaine d’écuries jusqu’à maintenant et devrait s’appliquer à l’ensemble des coureurs en 2018.
«Quand un drapeau rouge est levé en raison d’un accident, une lumière rouge clignotante s’active instantanément dans le cockpit au simple touché d’un bouton par l’arbitre», explique le concepteur, bien connu dans le monde des régates et chef d’équipe du «RTX Racing» GP-773 de Martin Rochon en classe Grand Prix.
La même procédure est en force dans le cas d’un drapeau jaune signifiant la présence d’un bateau immobilisé dans une position dangereuse: une lumière jaune scintille afin d’alerter le pilote. «Il arrive que les coureurs ne voient pas les drapeaux et le nouveau cadran peut prévenir des accidents potentiels», souligne Jean-François Rhéaume, qui a fabriqué le «AccuClock» en collaboration avec l’ingénieur Laszlo Zsebe.
Le cadran d’une valeur de 500 $ permet une concordance exacte avec le chronomètre des officiels, étant mis en marche simultanément avec le coup de canon de 5 minutes. Les pilotes peuvent également prendre leur «timing run» à partir de la dernière bouée du 2e tournant jusqu’à la ligne de départ en pesant sur un autre bouton. «Le nombre de secondes nécessaires pour la distance d’un point à l’autre apparaît au cadran», décrit Jean-François Rhéaume, pointant le bidule incorporé à la porte du cockpit de l’embarcation «Harley Davidson» H-1 de Nicolas Rousse.
Le champion en titre de la classe Hydro 350 appuie totalement cette innovation. «C’est un soutien additionnel, surtout quand le système de communication avec le « spotter » peut faire défaut. Le nouveau cadran nous amène à réaliser immédiatement ce qui se passe en tout temps», endosse Nicolas Rousse, qui se qualifie lui-même de «Monsieur sécurité».
Jean-François Rhéaume cherche encore à perfectionner le cadran «AccuClock» en raison de quelques problèmes posés par la transmission de différentes fréquences sur les sites de course. «C’est un travail en progression et on devrait être en mesure de la rendre fonctionnel à 100% d’ici la fin de la saison», promet le Campivallensien qui demeure une référence dans les puits de ravitaillement.
