La cinquantaine de travailleurs qui ont perdu leur emploi en raison de la fermeture de l’usine AkzoNobel n’encaisseront vraisemblablement pas de nombreux chèques d’assurance-emploi.
C’est ce qu’a laissé entendre le maire de Salaberry-de-Valleyfield, Miguel Lemieux, lors d’une conférence présentée mercredi devant les membres de la Chambre de commerce.
«Notre secteur de l’industrie chimique est tellement fort que les employés d’AkzoNobel peuvent se replacer rapidement dans les autres industries (du secteur chimique de Valleyfield)», a fait savoir M. Lemieux.
Un certain nombre de ces travailleurs sont d’ailleurs sollicités par l’entreprise CEZinc, qui est en phase d’embauche de nouveaux employés, a fait savoir le directeur des ressources humaines de l’entreprise, François Gagnon. «Nous prévoyons d’ailleurs faire des entrevues avec une douzaine de travailleurs à même l’usine d’AkzoNobel», a indiqué M. Gagnon, en précisant que CEZinc avait une soixantaine de postes à combler.
Le maire Miguel Lemieux a également fait savoir que des entreprises avaient procédé à des approches auprès de la Ville, dans le but d’acquérir les installations de la multinationale, dont la fermeture officielle est prévue pour le 30 mars prochain.
La Ville est d’ailleurs propriétaire du terrain voisin de l’usine AkzoNobel, ce qui pourrait permettre à un éventuel acquéreur d’agrandir les installations, a précisé le maire.
Celui-ci a rappelé que l’industrie chimique représente une douzaine d’entreprises à Salaberry-de-Valleyfield et l’équivalent de 180 M$ en salaires. «On connaît tous quelqu’un à l’emploi d’une de ces entreprises», dit-il, en rappelant que cette acceptabilité sociale représentait un atout pour les entreprises de ce secteur désireuses de s’implanter dans la capitale du Suroît.