Cinq milles oreilles étaient tendues vers les nouvelles tendances musicales au Festival de musique Artefact. Un record d’affluence pour l’événement qui a bouclé sa cinquième édition avec Radio Radio, Plants and Animals et Fred Fortin.
«C’est une richesse et un événement à découvrir, a lancé Fred Fortin sur scène vendredi soir. Va falloir se trouver un autre projet pour être réinvité l’an prochain. »
Justine Grenier, directrice de la programmation et des communications a accepté avec humilité ces bons mots. «Ça fait plaisir, c’est sûr, et c’est rassurant, dit-elle. Sans prétention, on nous parle chaque année du professionnalisme de l’organisation. » Elle a d’ailleurs souligné l’apport inestimable de la soixantaine de bénévoles qui assure de maintenir le festival sur les rails.
À sa quatrième présence au festival, Fortin et ses musiciens ont été généreux. Au point de conclure avec deux pièces pesantes de Gros Méné.
Avec Mon Doux Saigneur, Simon Kingsbury et Plants and Animals, Fortin a été l’un des chefs d’orchestre de la soirée la plus achalandée de cette édition.
Ceci dit, Laurence Nerbonne et Charlotte Cardin se sont révélées les deux découvertes du festival. À la soirée de clôture, Rednext Level et Radio Radio avaient les rythmes et le flow pour faire danser les spectateurs.
Fortin a profité de sa présence à Valleyfield pour visiter la boutique Sixième génération. Les gars de Plants and Animals ont profité de la piscine du parc Sauvé pour se rafraîchir. Un bon deal pour 4 $ selon eux. Rednext Level a profité du stade Roland-Boyer comme décor pour des photos rigolotes.
Les 2500 festivaliers représentent un record et ce, bien que la promotion avec les étudiants du Collège n’ait pas porté complètement fruits. «C’est une première année pour cette collaboration officielle, souligne Justine Grenier. Sans vouloir faire de mauvais jeu de mot, on va prendre le temps d’étudier ça comme il le faut avec le personnel pour s’assurer de rejoindre les étudiants et de leur offrir quelque chose de mieux ciblé. »
Yoga et endroits impromptus
Samedi matin, le festival s’est dirigé au Marché public. Le Jazz Street Band animait le magasinage des produits maraîchers et du terroir. Une cinquantaine de yogis ont participé à une séance offerte par Lucie Vachon au rythme du folk de Jesse Speed. Ces deux nouveautés ont charmé. «La formule mettait vraiment en valeur l’artiste Jesse Speed, originaire de notre région, commente Justine Grenier. C’était un match parfait. »
Des concerts plus intimes à la Bibliothèque-Café Bistro, dont Claude Cobra qui a enfilé ses jeans bleu à 24 heures d’avis, ont aussi frappé la cible. Un créneau qui permet de surprendre les mélomanes qui pourrait être davantage exploité pour la prochaine édition.
