La procureure au Directeur des poursuites criminelles et pénales, Me Kim Émond, a indiqué au juge Bertrand St-Arnaud le mercredi 31 mai, qu’elle compte demander une peine d’emprisonnement d’environ trois ans à l’endroit du multirécidiviste Sergio Moniz.
Sergio Moniz, 38 ans, est bien connu du milieu judiciaire comme en témoignent ses 22 précédents dossiers. Cette fois, il a reconnu sa culpabilité à des accusations d’extorsion, de possession d’arme alors qu’il était sous le coup d’une interdiction et de possession de stupéfiant. Même s’il a refusé d’avouer sa culpabilité dans du trafic de stupéfiants dans les centres de détentions, lors d’une perquisition à son domicile survenue le 8 novembre 2016, les policiers ont découvert 68 grammes de cannabis dissimulés dans des plugs anales ainsi que des drones. De plus, les policiers ont mis la main sur un pistolet à impulsion électrique (teaser gun).
«Selon moi, la découverte des plugs anales et des drones sont des preuves circonstancielles que Sergio Moniz jouait un rôle dans le trafic de stupéfiants en milieu carcéral », soumet au juge St-Arnaud Me Kim Émard.
Initialement, l’arrestation de Sergio Moniz est liée à celle d’Aimé Bourbonnais, un individu de 25 ans condamné à purger 30 mois de détention le 14 mars dernier après avoir reconnu sa culpabilité à des accusations de harcèlement, d’avoir conduit son véhicule alors qu’il avait les capacités affaiblies par la drogue et d’avoir participé à un complot d’extorsion.
«Sergio Moniz est allé voir la victime pour lui faire peur, informe le tribunal Me Émond. Il a prétendu être un ancien membre des Rock Machine, qu’il ne voulait pas être violent, mais que si la victime ne coopérait pas, qu’il ferait ce qu’il a à faire.»
Si la couronne entend demander une peine dite plus sévère, la position de la défense est à l’opposée. Me Olivier Cusson soumet qu’une peine de détention variant de 12 à 18 mois est envisageable.
Les plaidoyers sur sentence auront lieu le jeudi 27 juillet à 14 h au palais de justice de Valleyfield. Sergio Moniz demeure détenu.
