Joueur de milieu d’avant-champ doté d’un talent exceptionnel, William Benoit n’a que 16 ans, mais ça ne l’a pas empêché d’être repêché par les Cardinals de LaSalle dans la Ligue de baseball junior élite du Québec lors du plus récent repêchage tenu fin juin, début juillet.

Le Campivallensien qui s’aligne actuellement avec les Marquis de Montréal dans le U17 AAA est considéré comme un « late ». Né en octobre, il fait partie des joueurs nés vers la fin de l’année de sélection, qui sont souvent plus jeunes que plusieurs de leurs coéquipiers du même groupe d’âge. «Je vais donc pouvoir jouer l’an prochain avec les Cards, ou encore une autre saison avec les Marquis avec les 17 ans et moins», explique le joueur de baseball qui porte le numéro 13.

Un parcours étincelant

Benoit, dont le père Martin a joué jusqu’au junior AA à Valleyfield à une certaine époque, a amorcé son parcours dans ce sport avec les T-Ball, dans la capitale du Suroît. «J’ai joué à Valleyfield jusqu’au moustique. Dès le pee-wee, j’ai été évoluer avec les Tigers AA dans le Lac-Saint-Louis, jusqu’au bantam où j’ai joué trois ans», explique William Benoit qui s’aligne également lors de la saison scolaire avec la formation sport-études de la Cité-des-Jeunes à Vaudreuil-Dorion.

«Je vais à l’école le matin, puis l’après-midi on pratique le baseball. Pendant la semaine de relâche, on va faire un camp en Floride», déclare celui qui évolue autant à l’arrêt-court qu’au deuxième coussin.

William Benoit peut s’entraîner en Floride à l’occasion, où il entend se faire voir par des équipes intéressées. (Photo : gracieuseté)

Il a été le seul de sa brigade, dans toute la grande région, à entendre son nom lors de l’encan de la LBJEQ.

Un objectif d’atteindre des sommets

L’adolescent entend faire écarquiller des yeux au cours des prochaines années, dans le but d’aller encore plus loin et de réussir à obtenir des accès là où il entend jouer. «J’aimerais bien aller jouer dans les collèges aux États-Unis et me faire voir là-bas. Je joue au baseball constamment, en plus de ne jamais être rouillé, je m’améliore», assure l’athlète qui, à l’occasion, va pratiquer son élan dans les cages de frappeur aménagées l’année dernière par la Ville de Salaberry-de-Valleyfield au parc Multisport.

Néanmoins, cet horaire chargé pèse sur le jeune homme qui doit aussi composer avec un emploi d’été et un calendrier qui le mène à jouer un peu partout au Québec. «Je joue à Montréal, quand nous sommes locaux, mais parfois on va à Québec, à Rivière-du-Loup. Je travaille quand j’ai le temps», rigole le chaleureux gamin qui se considère comme un joueur avec un haut potentiel intellectuel au marbre.

«Au bâton, ma force c’est mon IQ, mon jeu mental. Je suis capable d’analyser les choses pour faire avancer la game», conclut celui qui, lorsqu’il en a le temps, aime bien regarder les exploits des Blue Jays de Toronto et des Yankees de New York, deux formations qu’il apprécie.

William Benoit considère avoir un bon instinct au bâton lui servant à faire avancer le match. Il s’élance rarement sur une première offrande. (Photo : gracieuseté)