Coupable de cruauté envers un animal, Denis Langevin vient de recevoir une sentence plus sévère que celle recommandée par son avocat.

L’accusé a fait la manchette en 2015 pour avoir battu un chien de petite taille, à coups de pelle et l’avoir laissé pour mort sur la montée Chénier à Saint-Polycarpe en mars 2015. Il doit maintenant rembourser les frais de vétérinaire de 3833,47 $, dans un délai de 18 mois, effectuer 150 heures de travail compensatoires, respecter une période de probation de deux ans avec suivi et il lui est formellement interdit de posséder un animal pour les 10 prochaines années.

Le juge Éric Hamel a été strict au moment de rendre sentence le mercredi 12 octobre au palais de justice de Valleyfield. Alors que l’avocate de Denis Langevin a suggéré une absolution conditionnelle pour éviter que celui-ci ait un dossier judiciaire, le magistrat a informé la défense qu’un public bien informé ne serait pas d’accord avec le fait que Denis Langevin s’en tire aussi facilement.

«Votre client ne se classe pas pour une absolution conditionnelle, mentionne le juge Hamel. Je dois prendre en considération les facteurs atténuants, mais aussi la méthode utilisée.»

L’histoire de Théo, ce petit chien battu à coups de pelle et laissé pour mort sur la montée Chénier à Saint-Polycarpe, a touché la population.  Lors de son arrivée à la Clinique vétérinaire de Saint-Lazare, le petit clébard souffrait d’une fracture du crâne et d’une blessure à une patte. Si l’euthanasie était envisageable, les bons soins de la vétérinaire ont fait en sorte que Théo a eu la vie sauve et qu’il poursuit désormais ses jours dans une nouvelle famille.

Pour sa part, Denis Langevin a toujours prétendu que le chien était agressif et qu’il avait mordu des enfants à deux reprises.