HOCKEY JUNIOR. Inspirés par la présence de légendes du hockey senior et appuyés par une foule annoncée de 996 spectateurs, les Braves de Valleyfield ont livré une bataille sans merci au Collège Français de Longueuil jeudi soir à l’aréna Salaberry.
Portant les chandails «Vintage» commémorant la conquête de la Coupe Alexander par leurs ancêtres en 1951, les troupiers de l’entraîneur-chef Stéphane Scotto ont poussé les champions en titre de la Ligue Junior AAA du Québec jusqu’à la limite. Les Braves se sont toutefois inclinés par la marque de 3-2 en fusillade après avoir eu leur large part de chances de s’approprier la victoire.

Il a fallu attendre à la 6e ronde des tirs de barrage pour voir un patineur déjouer le gardien adverse. William Jacques a finalement réussi à percer la muraille du gardien format géant des Braves, Sébastien Lefebvre, qui a connu son meilleur match de la saison.

Le 5e joueur à s’exécuter du côté de la formation campivallensienne, Samuel Meloche, est venu le plus près de tromper la vigilance du portier longueuillois Philippe Savard-Masse. Le «32» des Braves semblait avoir battu le cerbère adverse avec une feinte habile mais il a fait un arrêt désespéré avec son bras.

Les locaux ont bien entrepris la rencontre en sautant sur une avance de 2-0 dès la période initiale grâce à des buts de Jacob Lapierre (20e) et Jean-Simon Bélanger (5e), le dernier en avantage numérique à 15:27. Cependant, une échauffourée survenue quelques minutes plus tôt a eu une incidence majeure sur l’issue de l’affrontement.

Lors de la mêlée qui a éclaté devant le banc des Braves, Jacob Lapierre a été pénalisé pour avoir fait de «l’obstruction au banc» et il a été éjecté de la rencontre. En même temps, Samuel Richard a forcé Jaelen Manzi à engager le combat, ce dernier ayant blessé Pierre-Luc Sanche avec un double-échec non appelé à Longueuil 6 jours plus tôt. Les deux antagonistes ont écopé d’une majeure et d’une extrême inconduite de partie alors que Richard a reçu une mineure additionnelle pour avoir été l’instigateur.

La perte du numéro 8 des Braves a fait en sorte de causer une surutilisation des membres de la brigade défensive et le Collège Français s’est montré plus menaçant à partir du second engagement. William Jacques (21e) a réduit l’écart de moitié lors d’un jeu de puissance à 3:32 et les visiteurs ont créé l’égalité grâce au but de Samuel Guilbault (13e) à la 11e minute de la 3e période. A chaque occasion, le gardien Sébastien Lefebvre a fait les 2 ou 3 premiers arrêts avant que les deux joueurs du Collège Français parviennent à trouver le fond du filet.

En prolongation, les Braves ont eu le dessus dans les lancers (4-2) et Nicolas Desgroseilliers a notamment obtenu une chance rêvée de mettre fin aux hostilités sur une échappée. Sébastien Lefebvre, le joueur du match, a repoussé 33 des 35 tirs dirigés vers lui au total tandis que son vis-à-vis, Philippe Savard-Masse, a effectué 24 arrêts. En ce qui a trait aux unités spéciales, les Braves ont été «1 en 7» avec l’avantage d’un homme et la bande à Pierre Pétroni, «1 en 5».
«Les joueurs ont senti que la foule les aidait, les transportait. Notre gardien a fait une « job » incroyable ce soir et ça aurait pu tourner d’un bord comme de l’autre en fusillade. Dans l’ensemble, on est contents de la façon dont on a « compétitionné ». Ça sent les séries», a commenté Stéphane Scotto.
Les Braves vont jouer exceptionnellement un dimanche après-midi, le 11 février à compter de 14, et le Titan de Princeville sera à l’aréna Salaberry. Jeudi soir prochain, les Forts de Chambly seront les visiteurs dès 19h30.
