L’ouverture récente de quatre nouvelles boutiques sur la rue Sainte-Cécile, au centre-ville de Salaberry-de-Valleyfield, donne espoir à la Ville que ce secteur redevienne un lieu de prédilection pour de nouveaux commerces.
Rebaptisé péjorativement «le centre-vide» depuis quelques années en raison des nombreux locaux disponibles, ce secteur névralgique pourrait être appelé à changer. Marie-Claude Côté, conseillère au développement à la Ville de Salaberry-de-Valleyfield, expose que la venue des nouveaux commerces dynamise tout le quartier. «Le taux d’inoccupation des locaux commerciaux a chuté de 50 % dans le grand Valleyfield, dit Mme Côté. En 2017, il y a eu 17 nouveaux commerces à Salaberry-de-Valleyfield.»
Le tissu commercial se serait grandement resserré. L’Association des marchands du centre-ville a été recréée. «La première assemblée générale aura lieu le mois prochain. À cette occasion, il y aura un premier conseil d’administration qui sera élu», précise Mme Côté.
Du côté de la Ville de Salaberry-de-Valleyfield, les efforts pour faire revivre cette portion de la ville sont loin d’être terminés. «La ruelle Tessier, qui est située au à l’angle des rues Saint-Thomas et Sainte-Cécile, sera remise en ordre afin de possiblement créer de nouvelles cases de stationnement, explique la conseillère au développement. Les démarches vont bon train pour réaliser ce projet. Nous travaillons à améliorer le centre-ville. Aussi, dans la nouvelle stratégie, nous désirons mettre en valeur l’entrepreneur privé. La Ville accompagne, mais c’est les commerçants qui prennent les risques.»
Afin d’inciter les commerçants de s’établir dans la Capitale régionale du Suroît, Marie-Claude Côté rappelle que Salaberry-de-Valleyfield dispose d’un incitatif concernant l’affichage.
Appelé «Programme de soutien à l’affichage commercial», cet incitatif dont le budget 2017 s’établit à 20 000 $, s’adresse exclusivement aux entrepreneurs, propriétaires ou locataires, nouvellement ou déjà établis, qui souhaitent se doter d’une enseigne ou en remplacer une désuète. Cette aide finance la création, la fabrication et l’installation d’enseignes pour les entreprises situées à l’intérieur du périmètre du centre-ville élargi, ce qui comprend le centre-ville historique et le secteur Bellerive tel que désigné au plan d’urbanisme.
«L’aide consentie sous forme de subvention correspond à un maximum de 50 % des dépenses admissibles avant taxes, jusqu’à concurrence de 2500 $ par demande, fait savoir Marie-Claude Côté. Les dépenses considérées admissibles sont pour la préparation d’esquisses, la conception graphique, les matériaux et la production de l’enseigne, incluant un auvent, et l’installation.»
