La présidente et chef de direction de CEZinc, Eva Carissimi, réfute les allégations du représentant syndical des Métallos, Luc Julien, voulant que la direction ait soumis à peu de choses près la même offre que celle déposée en février.
Lors d’une entrevue téléphonique, Mme Carissimi a précisé d’une part qu’il est maintenant question d’une proposition d’entente de travail de 5 ans au lieu de 3, question de bénéficier de plus de temps pour entrevoir des solutions de réduction des dépenses.
Quant à la question du régime de retraite, la récente proposition permettrait à 64 travailleurs de bénéficier d’une retraite dès 58 ans et à 34 autres d’y accéder à l’âge de 60 ans. «Ce sont des offres de pré-retraite qu’on estime généreuses. On parle d’une centaine de travailleurs qui pourraient quitter dans les 5 prochaines années», affirme la présidente et chef de direction.
Par contre, alors que la partie syndicale refuse toute contribution des travailleurs au régime de retraite, l’offre patronale prévoit une contribution de 1% à partir de la fin de 2019 et de 2% à compter de la fin 2020.
La pdg signale qu’avec cette offre, un travailleur ayant complété 35 ans de service aurait droit à une rente de quelque 25 000 $ par année, qui viendrait s’ajouter aux pensions gouvernementales.
Elle soutient que la partie syndicale n’a jamais proposé de contre-offre globale, bien qu’elle se dise ouverte aux pourparlers.
CEZinc : «Les deux offres sont totalement différentes», assure la pdg

