À l’issue d’une longue et coriace session, la députée de Beauharnois-Salaberry-Soulanges-Huntingdon et porte-parole du Bloc Québécois en matière de sécurité publique, Claude DeBellefeuille, s’est enorgueilli d’avoir procédé au dépôt à la Chambre des communes du rapport du Comité permanent de la sécurité publique et nationale.
Vice-présidente du Comité, Claude DeBellefeuille a personnellement porté cette étude intitulée Gestion de la frontière canado-américaine, à l’agenda parlementaire, faisant valoir les réalités vécues sur le terrain par les municipalités de sa circonscription. «Je suis une députée transfrontalière et ça me préoccupe beaucoup. Quand je suis arrivée au Comité, j’ai insisté pour que la gestion de notre frontière devienne une priorité. On parle ici de villages et de villes qui vivent quotidiennement avec les conséquences de décisions prises à Ottawa, souvent sans qu’on les consulte», lance la députée qui s’est penchée sur deux recommandations pour illustrer le succès de cette étude.
Des recommandations à suivre
Avec le rapport maintenant déposé à la Chambre des communes, Claude DeBellefeuille peut maintenant se baser sur des écrits pour en faire son cheval de bataille.
«Le gouvernement a maintenant 120 jours pour y répondre, mais le rapport tombe bien puisqu’on est dans la période de budget et qu’on pourrait voir de belles annonces. Ça prouve que même dans l’opposition, tu peux faire avancer tes demandes et tes dossiers», assure la politicienne qui carbure à faire une différence dans la vie des gens de sa circonscription.
Parmi les recommandations qui tiennent à cœur à la députée, notons la pérennisation du poste satellite de la GRC à Franklin. « Aujourd’hui, quand une situation urgente survient à la frontière, la GRC doit parfois se déplacer de loin, ce qui retarde l’intervention de plusieurs heures. Ce n’est pas acceptable pour la sécurité de nos citoyens. J’ai défendu cette recommandation parce que nos municipalités frontalières ont besoin d’une présence permanente, pas d’une réponse à distance», explique-t-elle.
Outre la recommandation 18 de son étoffé rapport, Claude DeBellefeuille se lance à la défense de sa recommandation 27 qui vise à mettre fin à une facture imposée aux municipalités.
Le rapport recommande effectivement que le gouvernement du Canada prévoie le budget nécessaire à la GRC pour rembourser les municipalités frontalières lorsque leurs services d’urgence sont appelés à soutenir des opérations de recherche et de sauvetage à la demande de la GRC.
«C’est une question d’équité fondamentale. Quand la GRC sollicite l’aide des pompiers ou des premiers répondants municipaux pour une opération qui relève d’un mandat fédéral, ce sont les contribuables locaux qui paient la note. Mes citoyens m’ont parlé de cette injustice et j’ai porté ce message au Comité», affirme Claude DeBellefeuille.
Plus encore
Fière de positionner la région sur différentes tribunes, l’expérimentée députée a réalisé une multitude d’autres mandats lors de sa dernière année parlementaire.
Outre les frontières terrestres, elle sait pertinemment que les ports doivent obtenir un meilleur appui et éviter les gaspillages de temps et d’argent. Elle a obtenu une étude qui aurait dû être conclue récemment n’eut été des baillons imposés par le gouvernement ne fin de session.
Elle a créé un caucus maritime multipartite, elle a défendu l’industrie maritime face à l’industrie ferroviaire pour un programme de subvention de Transport Canada. Enfin, Claude DeBellefeuille, fière députée du Bloc s’est portée à la défense du Français à de nombreuses reprises en marge de bulletin de renseignements émis en anglais par le Service canadien du renseignement de sécurité auprès des cégeps francophones, ainsi que la ligne d’urgence canadienne contre la traite de personnes dont les services sont inaccessibles dans la langue officielle de la province.

