Connor Stacey est le candidat du Parti libéral du Québec (PLQ) dans Huntingdon. Un comté qu’il porte dans le cœur et pour lequel il entend se battre pour obtenir des résultats s’il est élu le 5 octobre.  

«J’ai grandi à Très-Saint-Sacrement, c’est ici que j’ai appris la valeur du travail, l’importance de notre communauté et de l’entraide», a dit celui qui a été investi en présence de nombreux candidats libéraux présents au centre communautaire, dont le chef parlementaire, André Fortin.

Non seulement il réside toujours dans sa ville natale, mais il connaît le comté de Huntingdon où il a été adjoint parlementaire de Stéphane Billette durant trois ans. Après avoir œuvré au développement des affaires dans une PME à Montréal, M. Stacey a repris du service comme attaché, cette fois-ci avec Nathalie Provost, la députée fédérale de Châteauguay-Les Jardins-de-Napierville au cours de la dernière année.

Des expériences qui lui ont permis de constater que les meilleures solutions ne commencent pas dans un bureau à Québec, mais dans le comté.

Parmi les réalités qu’il a observées dans Huntingdon, il parle des producteurs agricoles qui ont des empêchements à investir ou des entrepreneurs qui ont de la difficulté à trouver de la main-d’œuvre.

«Huntingdon est une région qui fait face à de réels défis, a laissé savoir le candidat. On me parle du coût de la vie et de la difficulté à avoir accès à un logement. Des maires m’ont aussi parlé de leurs infrastructures et qu’ils ont besoin d’un gouvernement qui agit comme un partenaire.»

En anglais, il a également indiqué que les résidents du comté ne devraient pas avoir le sentiment que leur code postal détermine à quel point ils se retrouvent près des soins de santé dont ils ont besoin.

Marquer le changement

Le PLQ a perdu le comté de Huntingdon en 2018. La Coalition avenir Québec a pris la circonscription au cours des deux dernières élections dans des circonstances qualifiées d’inconnues par André Fortin. Pour le chef parlementaire du parti fédéraliste, les électeurs ont l’opportunité de marquer le changement à nouveau.

«Connor est le type de candidat que tous les partis veulent avoir, a-t-il lancé. Il croit en son comté, il est motivé à ce que son comté réussisse et il croit au potentiel des gens d’ici. Il est là pour les bonnes raisons.»

Stéphane Billette, son mentor, a dit de lui qu’il était un homme engagé, impliqué et qu’il pouvait faire avancer les dossiers.

M. Stacey a promis quatre choses lors de son élocution : d’être présent, d’écouter, de travailler et de se battre pour Huntingdon, un comté qu’il invite à rêver grand.

La députée sortante de la Coalition avenir Québec, Carole Mallette, a laissé savoir qu’elle ne briguerait pas de second mandat. Pour le moment, seul le Parti conservateur du Québec a fait connaître une candidature dans la circonscription. Il s’agit de Chantale Dauphinais.

Diversité linguistique

À Huntingdon, la diversité linguistique fait partie de la région et de son histoire. Le candidat s’est exprimé sur la réalité linguistique du territoire alors que, selon les données de Statistiques Canada de 2021, 11,1% du Haut-Saint-Laurent s’exprimait uniquement en anglais.

«Protéger et promouvoir le français ne veut pas dire que nous ne pouvons pas respecter les droits des Québécois qui s’expriment en anglais ni de reconnaître la contribution importante qu’ils ont faite et font toujours à la communauté», a-t-il évoqué dans la langue de Shakespeare.

Pour l’aspirant député, ces principes n’ont pas à se retrouver en opposition. Il est d’avis qu’il est possible de renforcer le français tout en respectant la communauté qui s’exprime en anglais ainsi que les institutions qui leur tiennent à cœur.

«C’est le genre de Québec en lequel je crois, un Québec qui est fier de sa langue française, sûre de son identité et respectueuse de toutes les personnes qui se considèrent à la maison.