Les jeunes du Centre jeunesse de la Montérégie – Campus de Valleyfield, ont enfin une cour extérieure à leur image. Vivante, enjouée et colorée. Un effort de la communauté qui a réussi à réunir plus de 470 000$ en l’espace de 15 mois pour contribuer au bonheur de jeunes qui en ont bien besoin.  

«La cour extérieure, c’est un moyen pour se calmer et apaiser notre colère intérieure, a laissé savoir Alicia. D’être dehors, dans une belle cour, où il y a une belle piscine, où tout est beau; je n’ai pas de mots pour dire à quel point je suis reconnaissante.»

Sa consœur Alexia a rappelé que les quelque 80 jeunes n’ont pas tous droit à des sorties en vertu de leur plan d’intervention. D’avoir une cour remise au goût du jour, avec cinq zones distinctes, vient vraiment faire une différence dans leur qualité de vie. «Avant, la cour était désuète, a-t-elle rappelé. On n’avait pas ce qui nous permettait de nous amuser.»

Son amie a laissé savoir qu’elle appréciait grandement la piscine, le patio et les chaises longues pour bronzer. Alicia a aussi pris goût à cultiver les légumes, une nouvelle passion.

«C’est un endroit pour chiller et viber avec les autres», a-t-elle conclu.

Marc Faubert, ambassadeur de la campagne «J’veux jouer dehors» et Marie-Ève Collins du Campus Valleyfield ont rappelé à quel point la communauté s’était ralliée à une cause importante. (Photo Journal Saint-François : Eric Tremblay)

Un chantier de coeur

Pour Marie-Ève Collins, du Campus Valleyfield, et artisane multitâche de ce projet, le dévoilement des installations extérieures représentait la célébration d’un rêve fou.

«La cour extérieure est un endroit qui ressemble, qui inspire et qui rassemble les jeunes, a-t-elle lancé. C’est un énorme succès. Les jeunes en profitent; ils ont du plaisir, ils se dépassent et passent des moments précieux avec leurs intervenants. »

On y retrouve cinq zones : l’espace multisport, un autre piscine et détente, un endroit vert avec des modules de jeux, un terrain de basketball et un espace feu pour favoriser les rassemblements.

«L’idée a commencé de façon ambitieuse, un peu folle aussi, a affirmé Annie Berlinguette, directrice du développement à la Fondation du Centre jeunesse de la Montérégie. On pensait que ça prendrait 2-3 ans pour amasser 400 000$. Ça aura pris 15 mois. Vous êtes une communauté incroyable.»

L’espace balançoire et les modules de crossfit sont très appréciés des jeunes. (Photo Journal Saint-François : Eric Tremblay)

Un effort collectif

Inspiré par une conférence de la journaliste Nancy Audet, Marc Faubert s’est rapidement proposé comme porteur de flambeau du projet. La première activité de l’homme d’affaires de Saint-Anicet a permis de récolter 5000$. Un montant dont il s’est rapidement rendu compte qu’il serait insuffisant.

«Je suis vraiment fier de ma communauté, a-t-il affirmé lors de l’inauguration de la cour le 16 juillet. C’est un travail d’équipe et je dois remercier la Fondation du Centre jeunesse de la Montérégie; vous y avez cru autant que nous.»

La cohorte 27 de l’École d’entrepreneurship de Beauce a contribué pour 202 000$ dans ce projet qu’elle a choisi parmi les 53 qui lui ont été proposés. L’autre portion a été amassée dans la collectivité par les gens d’affaires et les entreprises privées.

«C’est assez incroyable, a convenu Stéphane Julien, président de la Fondation du Centre jeunesse de la Montérégie. Quand on a inauguré ce beau projet, j’avais mentionné qu’on sauve le monde un enfant à la fois. Avec ce projet, on en a sauvé plusieurs pour les années à venir.»

Avec toutes les coupures à Santé Québec, il a salué la mobilisation régionale et a dit espérer que le projet de la cour extérieure soit le premier projet d’une série à venir.

Des représentants de l’École d’entrepreneuriat de la Beauce et de la Fondation du Centre jeunesse de la Montérégie entourent Marc Faubert, ambassadeur de la campagne J’veux jouer dehors et Marie-Ève Collins du Campus de Valleyfield. (Photo Journal Saint-François : Eric Tremblay)

Animer le site

Marc Faubert a profité de l’occasion pour remercier tous ceux qui ont contribué au projet, dont Sabine Éléonore Rainville qui était à la ligne de départ. L’entrepreneur a aussi eu de bons mots pour les intervenants du centre jeunesse qu’il a rencontrés au courant du développement de la cour. «Ils sont extraordinaires et dédiés, a-t-il dit. Des jeunes comme ça, prenez-en soin. Au privé, ça vaut de l’or.»

Si la cour est complétée, le désir est désormais de l’animer. En ce sens, M. Faubert a laissé savoir que la communauté serait toujours derrière le Campus de Valleyfield.

L’espace feu est une zone pour se rassembler dans une ambiance propice à la confidence. (Photo Journal Saint-François : Eric Tremblay)