LOISIRS. Un début de saison prometteur a vite tourné au pire pour les amateurs de pêche blanche, le week-end dernier, alors que les conditions météorologiques extrêmes ont causé l’arrêt des activités au village des pêcheurs à Salaberry-de-Valleyfield.
Les précipitations de pluie suivies d’une tempête qui a laissé quelque 25 centimètres de neige et d’un refroidissement extrême des températures ont fait en sorte de rendre impraticable la circulation sur la baie Saint-François. Si le froid glacial des dernières semaines a permis l’arrivée des premiers locataires le 7 janvier, soit 15 jours avant l’ouverture en 2017, Dame nature a compliqué la suite des choses.


Ainsi, à peine une dizaine de roulottes et cabanes se trouvaient sur la glace enneigée du village, lundi matin. «C’est très « rough ». Il faut nettoyer avant de descendre d’autres cabanes et ce n’est pas évident», affirme le grand patron du village, Alain Séguin. «Avant le dégel, c’était très beau mais avec un pied et demi de neige jumelé à des températures de -30 degrés, c’est désastreux. Pour ajouter au problème, il y a de l’eau sous la neige», élabore celui qui s’est aventuré sur la glace au volant de son camion.

Lundi, un pêcheur impatient est resté pris avec son attirail à la sortie la descente située sur les rives du boulevard du Havre à la hauteur de la rue Cléophas et l’accès au village était bloqué. «Pour l’immédiat, il faut aller pêcher à pied. On finira quand même par trouver un déneigeur qui va déblayer le village», souhaite Alain Séguin.

Après une année sabbatique en 2016 et des débuts tardifs l’hiver dernier – le 22 janvier-, tous les espoirs étaient permis pour que le village des pêcheurs connaisse une saison fertile en bonnes prises cette année. Le froid sibérien a fait épaissir la glace à 16 pouces dès les premiers jours de janvier et le débarquement en masse des cabanes était prévu en fin de semaine dernière.

Le mardi 9 janvier, le «Journal Saint-François» a été témoin des premières scènes de réjouissances au traditionnel village. Léopold et Michel Lanteigne, originaires de Caraquet au Nouveau-Brunswick et Campivallensiens d’adoption, étaient fiers d’avoir sorti une perchaude par le trou percé dans la baie en présence du photographe Pierre Langevin. Un autre pêcheur de Salaberry-de-Valleyfield, Hugo Lapierre était heureux comme un enfant à l’idée de tendre la ligne au cœur de sa ville.
Or, les pointes de température, vers le haut et par la suite nettement sous les normales, ont eu pour effet de mettre temporairement un frein à l’affluence au populaire lieu de rassemblement. En raison des aléas de la météo, Il faudra patienter encore quelque temps de rendre possible l’accès au village des pêcheurs.
