La Ville de Salaberry?de?Valleyfield réalise actuellement un projet?pilote d’art postal intergénérationnel des plus novateurs mettant en contact des enfants d’âge préscolaire et des résidents d’un centre pour personnes âgées.

Les enfants et les résidents sont amenés à réaliser une carte postale commune (un enfant et un résident) ou une carte pour chaque personne, sous la supervision de deux artistes professionnelles. Le processus implique aussi le personnel du centre d’accueil et l’éducatrice du groupe d’enfants, dans une approche orientée sur la médiation culturelle.

Par la suite, les cartes réalisées dans le cadre du projet en art postal sont envoyées à un résident d’une autre résidence, soit la résidence Bellerive des Résidences Quatre?Saisons et à un autre enfant au C.P.E. Cadet?Rousselle, à son installation du secteur Saint?Timothée.

Jeudi dernier, les organisateurs ont tenu une rencontre afin de présenter cette activité, prélude à une démarche beaucoup plus large qui sera offerte éventuellement aux vingt milieux de vie pour aînés de Salaberry?de?Valleyfield. De l’avis de Patrick Rancourt, conseiller municipal présent à l’événement, « ce fut un privilège d’avoir pu assister à cette production de cartes postales qui serviront de pont de communication entre les générations. En plus de tisser des liens avec des jeunes, cet art réussit à briser la solitude auprès des personnes âgées.»

Ce projet a vu le jour suite à la tenue de rencontres de concertation entre les représentants des résidences pour personnes âgées implantées à Salaberry?de?Valleyfield et du coordonnateur à la vie culturelle de la Ville, réunions ponctuelles qui se sont tenues depuis environ un an et demi. Ces rencontres avaient pour objectif principal d’échanger sur la réalité des Campivallensiens aînés vivant dans les résidences pour personnes âgées dans le cadre des activités reliées à la révision de la politique culturelle de la Ville. Ce sont plus de 1 000 personnes qui vivent en résidence sur le territoire de la ville.

On constate que les personnes âgées en résidences vivent souvent des situations d’isolement causées soient par le décès du conjoint ou encore du fait que la famille proche ne les visite pas beaucoup. Parallèlement, on note aussi que les enfants fréquentant les installations réservées à la petite enfance n’ont pas toujours de contact avec les personnes âgées moins autonomes.

On sait que les enfants en bas âge possèdent de par leur simple présence un potentiel positif excessivement important lorsqu’ils sont mis en contact avec les adultes, mais plus précisément, les personnes âgées, pour qui ils rappellent la présence d’un enfant ou d’un jeune enfant. On peut assurément qualifier leur présence de « thérapeutique » par les sourires qu’elle déclenche auprès de nos aînés.  (M.P.)