Lorsqu’il luttait au sein de la MWF à Salaberry-de-Valleyfield, le québécois Kevin Steen sortait du lot. Son talent dans l’arène était indéniable. Voilà maintenant que le lutteur de 32 ans détient le plus prestigieux championnat en lutte professionnelle au monde. Il a remporté le titre de champion universel de la WWE le lundi 29 août dernier À Houston au Texas.
Il en a coulé de l’eau sous les ponts depuis le temps où Kevin Steen divertissait la foule campivallensienne. Plusieurs choses ont changé dans la carrière du natif de Marieville. Même son nom de lutteur est passé de Kevin Steen à Kevin Owen lorsqu’il a commencé à travailler dans l’empire appartenant à l’homme d’affaires Vincent K McMahon. Cependant, une chose est restée la même, sa passion pour la lutte professionnelle.
«Lorsque je luttais à Valleyfield, je travaillais quatre jours par semaine dans un entrepôt et je luttais le vendredi, le samedi et parfois le dimanche, raconte le père de famille de deux enfants. Sans rien enlever aux gens qui travaillent dans les entrepôts, cela ne me rendait pas heureux. Je savais ce que je souhaitais et c’était d’être lutteur pour la WWE. Depuis que j’ai 11 ans que je sais que c’est cela que je veux faire.»
De son propre aveu, celui qui a déjà eu le sobriquet de «Mister Wrestling», n’avait pas réellement de plan B concernant une éventuelle carrière. «La seule autre chose qui m’aurait rendu heureux aurait été de travailler avec les animaux. Toutefois, pour travailler dans un zoo, il faut avoir étudié dans le domaine, chose que je n’ai pas fait», mentionne-t-il.
On pourrait facilement croire que la gloire d’être le champion de la WWE a changé Kevin Steen. Cependant, le principal concerné assure que la réalité est tout autre. «Je suis le même gars que celui qui a lutté pour la MWF, confirme le lutteur. La seule chose différente est que maintenant, j’ai beaucoup plus d’expérience dans l’arène. Pour le reste, j’ai les mêmes amis et la lutte est désormais mon travail à temps plein.»
Les lutteurs d’ici fiers pour leur ancien confrère
La consécration du Québécois a jeté une vague de fraîcheur parmi les lutteurs de la MWF, fédération de lutte basée à Salaberry-de-Valleyfield. Si certains pratiquent la lutte professionnelle de façon récréative, d’autres réalisent l’ampleur de la chose. C’est le cas du champion de la MWF, Simon Bélanger, allias Straight Ace. «C’est tout un honneur d’être le champion d’une promotion de lutte où le champion de la WWE a fait histoire. Kevin est un modèle pour tous les lutteurs du Québec. Sa persévérance et son audace l’ont mené le plus loin qu’il est possible d’aller dans le monde de la lutte.»
Le lutteur campivallensien Carl Beaulieu, mieux connu dans l’arène sous le nom de Maverick, explique qu’un sentiment de fierté l’habite lorsqu’il se met à penser au parcours de Kevin Steen. «Il a prouvé qu’il est important de s’accrocher à ses rêves. Cela me pousse à continuer et à persévérer. Il ne l’a pas toujours eu facile autant dans l’arène que dans sa vie personnelle. Je suis très fier de lui. Il vient de prouver au monde entier que tu n’as pas besoin d’être comme les autres pour atteindre le sommet d’une compagnie aussi grande qu’est la WWE.»
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Même si Kevin Steen voudrait profiter de la vie en tant que champion de la WWE, son horaire de travail fait en sorte que les déplacements sont nombreux et exigeants. Lundi 5 septembre: Kansas City, États-Unis Mardi 6 septembre: déplacement par avion Mercredi 7 septembre: Londres, Angleterre Jeudi 8 septembre: déplacement par avion Vendredi 9 septembre: Pasay, Philippines Samedi 10 septembre Shanghai, Chine Dimanche 11 septembre: déplacement par avion Lundi 12 septembre: Baltimore, États-Unis
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