Alors qu’il vient tout juste de terminer un combat, le boxeur Francis Lafrenière confirme qu’il sera en action dans le cadre du combat principal du programme présenté le samedi 21 janvier à la Tohu à Montréal.

Lafrenière ne s’en cache pas, il souhaite que l’année 2017 lui permette de gravir les échelons. Pour réaliser son ambition, le pugiliste de Coteau-du-Lac compte monter dans l’arène à un rythme régulier. «J’ai un combat le 21 janvier et un autre le 24 février, informe Francis Lafrenière. Par la suite, je vais avoir un court repos, mais en avril je sais que je vais affronter Ronny Mittag. C’est le champion IBF Intercontinental des poids moyens. Le combat aura lieu soit au Québec ou en Allemagne. Il y aura un appel d’offres en mars prochain.»

Francis Lafrenière ne recule devant rien. Le détenteur du championnat canadien CPBC et  champion International de l’IBF des poids moyens a accepté de se battre deux fois en début d’année alors que l’identité de ses futurs adversaires est inconnue.

«Mon promoteur est en négociation avec des adversaires potentiels, souligne Francis Lafrenière. Une chose est certaine, si le combat de février est de bonne envergure, je vais demander de me battre à un poids supérieur à 160 livres  pour faciliter ma préparation.»

Disputer trois combats sur une période de quatre mois n’intimide pas l’athlète de 28 ans. «Je suis habitué à faire deux séances de sparring par semaine. En combat, la seule différence est qu’on enlève le casque. Pour le reste, j’essaie toujours d’être en bonne forme physique, ce ne sera pas un problème.» 

C’est un secret de polichinelle, très peu de boxeurs arrivent à vivre de leur sport. Francis Lafrenière travaille plus de 70 heures par semaine à son club de boxe à Saint-Clet en plus de ses séances d’entraînement.

«Là, j’ai dit à mon promoteur qu’il est temps que ça rapporte. J’aimerais pouvoir me battre pour de meilleures bourses. En vue d’un combat, je m’entraîne intensément pendant six semaines. Je délaisse donc mon gymnase et j’augmente les dépenses. Tout cela pour 5000 $. Je ne dirais pas non à une plus grosse rémunération», explique le père de deux jeunes enfants.