Élu pour une première fois au poste de maire de Salaberry-de-Valleyfield le 5 novembre 1995, Denis Lapointe tire sa révérence de la politique municipale après une carrière de 22 ans.

C’est à la suite d’une victoire électorale face à Gaetan Rousse que Denis Lapointe a foulé l’escalier de l’hôtel de ville sous les applaudissements des gens réunis dans la salle du conseil afin de souligner l’événement. Fait étonnant, si la population avait penché pour le changement pour le poste de premier magistrat, les huit conseillers sortants avaient été réélus.

Humble dans la victoire, M. Lapointe avait alors indiqué qu’il s’agissait d’un triomphe d’équipe. «Nous venons de démontrer que lorsque tout le monde travaille en équipe et met la main à la pâte vers le même but, nous pouvons atteindre nos objectifs, même les plus difficiles», avait alors dit celui qui s’apprêtait à écrire l’histoire de Salaberry-de-Valleyfield comme étant le maire avec le plus de longévité. 

Les citoyens appuient le maire Lapointe
Si Denis Lapointe a obtenu la victoire par 1915 voix en 1995, l’élection de 1999 est venue confirmer que les Campivallensiens étaient très satisfaits du maire Lapointe. Ce dernier a été reconduit à son poste avec une majorité de 6313 voix sur son adversaire de l’époque Jean-Claude Lajeunesse. «Votre confiance me fait chaud au cœur, avait alors lancé M. Lapointe à la suite de sa victoire. Elle m’honore et me motive à dépasser les objectifs que je me suis fixés.»

2002, l’élection de la grande ville
Denis Lapointe est un homme de grande occasion.  Le 29 septembre 2002, il a été élu le tout premier maire du grand Valleyfield. À la suite de la fusion des municipalités de Saint-Timothée et de Grande-Île, une élection municipale a été organisée afin de procéder au regroupement des municipalités. Malgré la présence de trois adversaires, Denis Lapointe a obtenu un mandat clair de la population campivallenienne. À lui seul, il a recueilli 58 % du suffrage. Ses adversaires de l’époque, Réjean Rémillard, Gilles Bouchard et Jean-Claude Lajeunesse sont parvenus à récolter respectivement, 20.87 %, 16.08 % et 3.08 % de l’électorat.

Désormais habitué à mener des campagnes électorales vers le succès, Denis Lapointe a de nouveau été élu en 2005. C’était sa 4e victoire en 10 ans. Cette fois, il a fait mordre la poussière à son adversaire Sylvain Guérin en allant chercher une majorité de 5242 voix. Lors de son discours de remerciement, M. Lapointe avait insisté sur le fait qu’il était le maire de tout le monde, autant ceux qui sont en accord avec ses décisions que ceux qui ont d’autres orientations.

Une victoire par KO
En 2009, le maire Lapointe a pour une deuxième élection consécutive affronté Sylvain Guérin. Cette fois, le message envoyé par la population a été clair. Les citoyens souhaitent poursuivre avec M. Lapointe au pouvoir. Si sa victoire de la précédente élection s’était soldée par une avance de 5242 voix, cette fois, le différentiel était de 5544 voix.

Homme de famille et solide capitaine du conseil municipal, Denis Lapointe a une fois de plus fait son entrée à l’hôtel de ville accompagné des trois femmes de sa vie, sa conjointe Colette Leclair ainsi que ses deux filles, Audrey et Anne-Marie. «On ne s’habitue jamais à être réélu, avait lancé le maire Lapointe. Ce que je comprends c’est que la population a aimé le travail de l’équipe. Sept des huit membres du conseil ont été réélus et la seule nouvelle figure provient d’un quartier orphelin.»

Pour une dernière fois
L’élection de 2013 a jeté une douche froide sur le conseil municipal de Salaberry-de-Valleyfield. Robert Savard, qui était à l’époque conseiller municipal du district Champlain a tenté sa chance à la mairie. 

Combatif comme toujours, le maire Lapointe a tenu des points de presse chaque semaine dans différents secteurs de la Ville afin d’expliquer ses réalisations et pour exposer les projets qu’il comptait réaliser. La stratégie de M. Lapointe a porté ses fruits et les citoyens l’on reconduit à son poste pour un 6e mandat.

Le moment de se retirer
Plusieurs rumeurs ont commencé à circuler en 2016 à l’effet que Denis Lapointe souhaitait se retirer de la politique municipale au terme de son mandat. En janvier 2017, le principal intéressé a avoué être en réflexion. Mardi dernier, un communiqué provenant d’une firme de communication de Salaberry-de-Valleyfield a diffusé une lettre à l’effet que Denis Lapointe quittait la politique municipale. Qu’il ne briguerait pas le prochain suffrage.