Pilote accompli et habile de ses mains pour réparer les hydroplanes, Donald Leduc travaillera à temps plein dans le domaine qu’il affectionne.

Les Régates de Valleyfield ont procédé à l’embauche du Campivallensien âgé de 34 ans, qui sera chargé de restaurer les embarcations endommagées au sein de la flotte de l’Association canadienne américaine d’hydroplanes (ACHA). Son entrée en fonction est immédiate et le champion 2015 de la classe Formule 2500 a quitté son emploi comme mécanicien chez un concessionnaire local de véhicules.

«C’est un rêve qui se réalise. J’ai commencé dans le sport en 2008 pour m’amuser et maintenant, je peux gagner ma vie avec les régates», se réjouit Donald Leduc, qui s’est entendu sur les termes d’un contrat d’une année. «On y va un an à la fois. J’ai avisé mon employeur que je prends une année sabbatique. La porte reste ouverte», de préciser celui qui a fait des réparations sur 11 bateaux en 2015.

Donald Leduc devient ainsi le deuxième «professionnel» de l’histoire du sport motonautique à occuper un poste permanent dans les courses proprement dites. Warren Haworth avait été le premier à toucher un salaire annuel sur la scène des régates et ce, en tant que chef d’équipe de l’écurie «Export A Inc.» (CS-1 et GP-444) dans les années 1990.

Devenu l’homme de main de l’ACHA pour retaper les coques endolories, Leduc n’aura plus à remplir son mandat les soirs et les fins de semaine. D’ailleurs, son agenda ne se limitera pas aux bateaux car il aura à superviser l’entretien des remorques, qui sont parfois laissées dans un état suspect.

«J’ai 10 bateaux à inspecter. La motomarine de l’ACHA a besoin aussi de réparations», de signifier Donald Leduc. «L’ACHA aura ses moules approuvées par l’APBA pour les capsules de sécurité et les pontons des embarcations Hydro 350. Les moules pour les carlingues sont déjà fabriquées», ajoute-t-il.

Le directeur général des Régates de Valleyfield, Michel Poirier a identifié cinq embarcations qui prendront le chemin des ateliers de réparation dont l’emplacement sera confirmé prochainement. Le «GP-9» de Mathieu Daoust, le «H-27» de Nathalye Campeau, le «H-225» de Nicolas Rousse, le «H-7» de Mathieu Lemelin et le «CS-28» de Yan Lecompte seront  nantis de nouvelles matières en composite au cours de la saison morte.

«C’était devenu nécessaire pour réparer les bris de coque et nous avions besoin d’une aide supplémentaire pour l’inspection des bateaux», affirme Michel Poirier. Conformément aux ententes existantes, les coureurs doivent régler la facture quand ils sont responsables d’un accident et les réparations  attribuables à «l’usure normale» des coques sont aux frais de l’ACHA.