Depuis un an et demi, le café culturel La Factrie est devenu un lieu de rencontre et d’échanges à caractère culturel unique au centre-ville de Salaberry-de-Valleyfield. Un défi qu’a su relever avec brio la directrice générale Émilie Fortier.
Pas facile de faire rouler une entreprise culturelle, même sans but lucratif, et particulièrement dans un centre-ville qui compte de nombreux locaux vacants. Mais Émilie Fortier y est parvenue, en établissant des liens avec des organismes et établissements, dans le cadre de partenariats où chacun y trouve son compte. « La Factrie se trouve cœur de la collectivité, on organise des projets pour les gens et avec les gens », note la directrice.
Étonnant de voir la liste d’activités qui ont été présentées depuis septembre 2016 dans le local du 17, rue Du Marché. Expositions d’art, spectacles de musique, d’humour, conférences, assemblées politiques, réunions d’organismes, tournois d’improvisation, ou encore un souper meurtre et mystère.
Ce dont Émilie Fortier se dit particulièrement fière, c’est d’avoir procuré à La Factrie une certaine autonomie financière. « C’est une autonomie qui demeure fragile, convient-elle, mais elle est là. » Cette autonomie a été atteinte sans subventions, mais grâce à des prêts et à des revenus que l’entreprise d’économie sociale a pu générer, notamment en exploitant son petit resto-bar et en proposant son fameux jeu d’évasion dans l’ancien poste de police de la rue Nicholson.
La Factrie gère un budget annuel de quelque 300 000 $. L’organisme compte une dizaine d’employés et une quarantaine de bénévoles qui croient en la mission culturelle et sociale de La Factrie.
Pour Émilie Fortier, il est important que La Factrie fonctionne en complémentarité avec d’autres acteurs culturels du milieu : le Collège de Valleyfield, Valspec, Valédar, le MUSO, ou encore la Ville de Salaberry-de-Valleyfield, de qui il s’est vu confier pour une deuxième année l’organisation du Festival des arts.
Cette complémentarité, la jeune femme de 36 ans en a acquis la conviction au fil de ses expériences de travail vécues au terme de sa formation en Histoire de l’art; notamment pour Parcs Canada à la Maison Georges-Étienne-Cartier et au Lieu historique de Coteau-du-Lac, au Collège de Valleyfield et à la MRC de Beauharnois-Salaberry.
« Tout cela m’a permis de développer mes compétences et gestion et en planification stratégique, ce qui m’a amenée à la prise en charge de La Factrie », raconte-t-elle. Un an et demi plus tard, La Factrie a fait ses preuves. Ses priorités futures seront d’assurer la bonne gestion de l’organisme et de développer de nouvelles activités originales et rassembleuses pour la communauté régionale.