Atteinte de deux maladies rares qui ne lui laissent qu’une espérance de vie de 7 ans, Josée Thompson aimerait bien vivre des dernières années dans un logement salubre et elle multiplie les démarches avec ce seul objectif en tête.
Dès l’âge de 28 ans, Mme Thompson a été diagnostiquée de polyarthrite rhumatoïde, une maladie qui affecte le système immunitaire et provoque des douleurs, un gonflement et une raideur, particulièrement au niveau des mains et des pieds.
Puis en 2024, les médecins l’informaient qu’elle souffrait également de la Maladie de Wegener, une affection auto-immune rare qui se caractérise par une inflammation des vaisseaux sanguins et des tissus, touchant principalement les voies respiratoires et les reins.
Ces conditions de perte d’autonomie font en sorte qu’elle requiert des soins à domicile offerts quotidiennement par des infirmières du CLSC.
« Son état requiert un milieu de vie sain et adapté à sa condition, puisque la maladie qui l’accable lui cause des problèmes au niveau pulmonaire », peut-on lire dans une recommandation faite par une infirmière du CLSC.
Dans autre document signé par son médecin, cette dernière écrit « En raison de sa condition médicale, je déconseille que Mme Josée Thompson demeure dans un logement où il y a présence importante de moisissures et de champignons. »
Problème de logement
Voilà où le bât blesse, c’est que le logement où demeure l’ancienne directrice financière en automobile témoigne d’une mauvaise qualité de l’air, une situation pour laquelle elle soupçonne la présence de moisissures. Cela n’a pu cependant être confirmé par des inspecteurs du Service d’urbanisme.
Néanmoins, à la suite d’une mise en demeure adressée au propriétaire du quadruplex où réside Mme Thompson, celui-ci aurait signifié que s’il devait effectuer des travaux pour remédier à la situation, cela l’obligerait à augmenter son loyer de 625 $ à 850 $.
Avec un budget restreint, la locataire a entrepris des démarches auprès du Comité Logement et auprès de l’Office Municipal d’Habitation de Valleyfield pour tenter de trouver un logement convenable lui permettant de passer ses dernières années de vie.
Pour l’instant, ces dossiers demeurent en attente de développement et lui occasionnent un stress dont elle pourrait se passer dans ses conditions.

