Des entreprises énergétiques spécialisées dans l’éolien tâtent le terrain sur le territoire de Beauharnois-Salaberry pour connaître l’intérêt de certains producteurs agricoles pour l’implantation éventuelle d’éoliennes sur leurs propriétés.

Selon la MRC de Beauharnois-Salaberry, cette initiative vise à évaluer la faisabilité d’éventuels parcs éoliens en amont d’un appel d’offres d’Hydro-Québec prévu en mars.

L’une de ces entreprises est Hydroméga, qui avait déjà soumis deux projets en 2023, lors d’un appel d’offres d’Hydro-Québec. Un de ces projets avait été rejeté à Salaberry-de-Valleyfield devant le tollé soulevé par de nombreux citoyens.

L’autre projet, mené en partenariat avec la MRC de Beauharnois-Salaberry, prévoyait l’implantation de 10 à 20 éoliennes pour une production de 120 MW à Saint-Urbain-Premier, mais n’avait toutefois pas été retenu par Hydro-Québec parmi les propositions déposées en Montérégie.

« À part Hydroméga, nous sommes au courant des démarches de deux autres entreprises, mais la MRC n’a pas à être formellement informée, il y en a peut-être d’autres. Comme Hydro-Québec a identifié notre territoire comme prioritaire, nous avons cru bon informer les gens que des entreprises pourraient être tentées de faire de la prospection », explique le préfet de la MRC et maire de Salaberry-de-Valleyfield, Miguel Lemieux.

La MRC rappelle que les producteurs agricoles concernés n’ont aucune obligation envers les entreprises qui les approchent. « Personne n’est obligé de signer quoi que ce soit et nous recommandons, si le citoyen a l’intention de le faire, de consulter un spécialiste avant de procéder », poursuit M. Lemieux

Celui-ci ajoute que la MRC est à finaliser la modification de son schéma d’aménagement afin de le rendre conforme aux orientations gouvernementales. Des consultations publiques suivront lors desquelles la population pourra s’exprimer.

Notons que si jamais un projet éolien était retenu par Hydro-Québec dans le contexte d’un appel d’offres, celui-ci demeurera assujetti à plusieurs étapes de conception et de consultation, de demandes d’autorisation, ainsi que de processus de consultation auprès des autorités compétentes, dont le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) et la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ).