L’organisme dont la mission est de protéger les enfants contre toutes les formes de violence, Espace Suroît, a procédé au lancement de deux nouvelles capsules vidéo sur la sécurité en ligne.
«Nous avons mis plus de deux ans sur ce projet, mais c’est important parce que la cyberviolence est un enjeu prioritaire», indique Katrine Chamberland, intervenante en prévention de la violence faite aux enfants pour chez Espace Suroît.
Elle ajoute que depuis 2017, Espace Suroît offre le programme « En sécurité dans le cyberESPACE », un atelier interactif destiné aux élèves de la 3e à la 6e année. Ce programme aborde déjà des thèmes essentiels tels que la cyberintimidation, la cybersécurité et les cyberprédateurs. Aujourd’hui, l’organisme va plus loin en outillant aussi les adultes qui gravitent autour des jeunes.
Capsules percutantes
Les deux vidéos réalisées par Zéro Huit abordent les risques liés au partage d’information ou de photos personnelles, les tactiques de manipulation utilisées par les cyberprédateurs et les bonnes interventions à adopter comme parent.
«Nous aimerions qu’elles soient diffusées largement. Là ou on trouve les jeunes et leurs parents, dans les cinémas, à la télévision, mais aussi dans nos ateliers», lance Katrine Chamberland. «Les enfants passent beaucoup de temps en ligne, nous souhaitons qu’ils soient informés des dangers et qu’ils puissent se tourner rapidement vers un adulte de confiance, sachant comment réagir, s’ils sont témoins ou victimes de cyberviolence», ajoute-t-elle.
L’importance de la prévention
La députée Claude DeBellefeuille s’est réjouie de ce lancement et des actions posées par les responsables d’Espace Suroît. «Parfois on se demande dans quel monde on vit. Qu’est-ce qu’on va laisser à nos enfants. Mais après on voit qu’il y a des gens ici qui croient et qui se battent pour la protection des enfants. Merci à vous, parce que ce n’est pas à la mode la prévention. Mais vous, vous y croyez et vous avez toutes mes félicitations», plaide la députée.
L’enjeu est réel, selon Cyberaide.ca, les signalements de leurres d’enfants sur Internet ont augmenté de 815 % entre 2018 et 2022.

