Le party de Grillades à Poudrette pour la Fondation Néz pour vivre n’a pas réussi à fracasser de record Guinness samedi. Mais c’était fête au village à Saint-Chrysostome avec des milliers de personnes qui ont rappelé que malgré la maladie, nous étions nés pour vivre.
Le gigantesque site de la Cabane à sucre à Midas était bondé de gens prêts à faire lever le party. L’objectif était de surpasser le total de 16 092 personnes affichant un nez rouge au même endroit, record détenu par le Credit Union Christmas Pageant depuis le 12 novembre 2011.
«Il y a une firme d’audition sur place qui assure le dénombrement des gens sur le site avec des bracelets numérotés, a indiqué Hannah Ortman, émissaire des records Guinness venue spécialement de New York pour l’événement. C’est tout un accomplissement d’être inscrit dans le livre des records. Peu importe le record, ça mérite une grande organisation. »
Avant la tentative, elle refusait de se lancer dans une prédiction. Mais elle constatait un grand enthousiasme et un désir de se surpasser.
En début de soirée, Francine Laplante présidente de la Fondation Néz pour vivre, mentionnait que 4500 billets avaient trouvé en prévente. On était alors loin de l’objectif de 17 000 personnes. Mais elle disait avoir pris des notes pour une tentative future.
Flanquée de Patrick et Jériko Poudrette à qui elle a rendu crédit pour l’organisation de l’événement, on sentait Mme Laplante fébrile au moment de tenter le record.
«Je suis très, très, très fière de ma région», a lancé Francine Laplante. «Tous les jours, je dis à un enfant qu’on accompagne qu’il ne faut pas abandonner, a-t-elle dit au terme des cinq minutes de tentative. La vie est guidée par l’espoir. Le record est remis à plus tard.»
La musique du cœur
Kain a fait soulever la foule vers 21 h 30. «On a tous des proches qui ont été touchés par le cancer, a mentionné le chanteur Steve Veilleux. C’est une triste réalité qui traverse les générations. On fait de la musique festive; on espère amener un petit baume. »
Le groupe se fait discret sur scène actuellement. Le quatuor a complété l’enregistrement d’un disque cet hiver. Album qui sera disponible à l’automne. «On n’a pas changé notre style, assure Veilleux. Ce sont toujours des chansons pour mettre le feu au party. »
Kaïn vit également un renouveau en 2017. Après 16 ans, Patrick Lemieux a accroché sa guitare. John Anthony Gagnon Robinette prend la relève à la six-cordes. «C’est un honneur, bien que ce soit de bons souliers à chausser, a confirmé le nouveau membre. J’ai été accueilli à bras ouverts et je sens que je fais déjà partie de l’équipe. »
Yannick Blanchette a ajouté que le nouveau guitariste, jeune de cœur, mais vieux de foie, permettait au groupe de se redécouvrir à travers lui. «C’était important qu’il prenne sa place et il l’a pris, a indiqué le batteur. Du sang neuf, ça fait du bien.»
Cet été, Kain participera à une dizaine de festivals avant de faire le tour du Québec. Une tournée qui prendra fin lorsque le public le décidera souligne Veilleux.
