Gabriel Palumbi semble avoir joué sa dernière carte en invoquant «l’Arrêt Jordan». Cependant, la juge Marie-Chantal Doucet a rejeté la requête en arrêt des procédures le jeudi 16 mars au palais de justice de Valleyfield. Le procès pour homicide involontaire coupable du Campivallensien commencera donc le lundi 20 mars.
Pour justifier sa décision, la juge Doucet a fait valoir que le dossier de Gabriel Palumbi en est un particulier et exceptionnel. «Ce dossier est venu au rôle à plus de 40 reprises, explique la juge lors de la lecture de sa décision. On parle de 88 mois de délai entre l’arrestation et le début du procès. Toutefois, une grande partie des délais a été causée par le requérant.»
La première date de procès de Gabriel Palumbi était fixée le 5 mai 2014. Une remise a été accordée puisque la défense n’était pas prête à procéder. Une deuxième date a donc été fixée au 8 juin 2015, mais une demande pour évaluation du dossier a été déposée.
Ce n’est pas la première fois que l’avocat de Gabriel Palumbi tente de faire tomber les procédures judiciaires à l’endroit de son client. En décembre 2016, le juriste a déposé une requête pour délai post inculpatoire. Me Lavoie attestait que son client ne pourrait obtenir une défense pleine et entière puisque de nombreuses pièces ont été détruites puisque le prétendu crime a été commis il y a 25 ans.
Le procès se mettra finalement en branle le lundi 20 mars. Gabriel Palumbi fait face à une accusation d’homicide involontaire coupable. Le prétendu crime est survenu le 22 octobre 1991. La présumée victime est la défunte fillette de l’accusé. À la suite de nouvelles techniques d’enquête, Gabriel Palumbi a été formellement accusé le 20 novembre 2009.
