Considérant les offres patronales jugées scandaleuses et méprisantes pour les travailleuses et travailleurs de l’État, les professionnelles et professionnelles de l’éducation de la Montérégie SPPM-CSQ ont voté pour 6 jours de grève à être exercés en front commun.

Les membres de la Commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands et de la Commission scolaire des Trois-Lacs se disent plus qu’outrés de la proposition du gouvernement. Celui-ci offre un gel salarial de deux ans et des augmentations de 1 % pour chacune des trois années suivantes alors que les syndiqués ont pour revendication une augmentation de 13,5 % sur trois ans afin d’effectuer un rattrapage salarial.

«Voilà plus de huit mois que les représentants syndicaux négocient avec le Conseil du trésor sans avancée significative. Les membres ont donc décidé de mettre de la pression afin d’accentuer leur rapport de force», exprime Véronique Lefebvre, présidente du Syndicat de l’enseignement de la région de Vaudreuil.

Du côté de la Commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands (CSVT), les membres qui sont entre autres des conseillers pédagogiques, des psychologues, des orthophonistes et des psychoéducateurs ont entériné, de leur côté, cette décision à 95%. «On parle de grève légale. Elles seront déclenchées en front commun et peuvent avoir lieu à tout moment dès la fin octobre», informe Jacques Landry, président du Syndicat des professionnelles et professionnels de la Montérégie (CSQ).

 Pour ce qui est des enseignants de la CSVT, ils sont affiliés avec le Syndicat de Champlain. Une assemblée est prévue sous peu afin de supporter le mouvement de grève.