Mis en vente à la mi-juillet, l’ancien moulin de Huntingdon a déjà trouvé preneur, confirme l’agent immobilier Steven Latulipe, responsable du dossier.
L’immeuble patrimonial était affiché à 250 000 $. Selon M. Latulipe, il a passé l’étape de l’inspection et la conclusion finale de l’achat ne requiert plus que l’approbation de l’institution financière.
On ignore l’identité de l’acquéreur, sinon qu’il s’agit d’un homme d’affaires de la région. Idem pour la vocation future de la propriété, mais M. Latulipe indique que l’acquéreur a l’intention de conserver le même cachet. Le bâtiment nécessite néanmoins d’importants travaux de rénovation, estimés à 1 M$ au moins.
Cette estimation apparaît toutefois illusoire aux yeux de l’ancien maire Stéphane Gendron. Selon lui, remettre l’immeuble en état à ce coût est «impossible… tous les projets ont échoué à cause de l’édifice qui est inondé à chaque année, il est en zone inondable, l’eau entre par les châssis ouverts, dit-il. La structure est craquée et fissurée. Juste le vider du mécanisme de roues antiques en métal et tout vider, ça va coûter plus qu’un million. Je soupçonne plus une démolition et une proposition de complexes immobiliers sur le site. C’est un peu marqué dans le ciel.»
En fait, l’immeuble ne possède aucun système de chauffage ni éclairage, et il n’est pas relié aux services municipaux d’égout-aqueduc. Des démarches ont toutefois été entreprises auprès de la Ville de Huntingdon afin de permettre un éventuel raccordement.
La propriété se trouve à proximité immédiate du barrage et du pont Henderson. Il comporte des espaces de stationnement tout près et serait propice pour des bureaux ou des commerces, comme un restaurant par exemple.
Autrefois utilisé comme moulin à farine et moulin, le bâtiment a été construit en béton et en pierres des champs, avec une toiture en tôle, lui conservant tout son cachet d’origine. Sa configuration sur plusieurs niveaux offre d’innombrables possibilités de redéveloppement ou d’aménagement, faisait valoir l’agence immobilière Latulipe.
La propriété est détenue depuis les années 60 par la firme Ménard Gestion.

