Malgré 33 pages d’antécédents judiciaires, le juge Bertrand St-Arnaud a accepté de remettre en liberté Nicolas Majeur, un habitué des palais de justice, le vendredi 10 mars.
Nicolas Majeur a été amené devant le tribunal avec les menottes aux poings. L’homme de 27 ans fait face à des accusations de recel, de menace de causer la mort, de bris d’engagement et de deux chefs de harcèlement à l’endroit de son ancienne conjointe. Il a reconnu sa culpabilité aux cinq chefs d’accusation et son avocat, Me Guy Lalonde a demandé la confection d’un rapport présentenciel avant que le juge impose la sentence.
Les faits reprochés à celui qui a accepté de déménager à la résidence de ses parents à l’Assomption pour le reste des procédures judiciaires se sont déroulés entre le 18 août 2015 et le 2 juillet 2016. Il y a également eu un épisode de harcèlement entre le 12 janvier 2017 et le 6 mars 2017. À ce moment, Nicolas Majeur a été incarcéré.
Les parents de l’accusé étaient présents pour la comparution. Ils se sont d’ailleurs engagés à déposer 1000 $ en gage de la bonne conduite de leur fils.
Le juge Bertrand St-Arnaud a lancé un message clair à l’accusé. «Que vous fassiez n’importe quoi d’ici votre sentence, même d’avoir le meilleur comportement au monde, ça n’effacera pas vos 33 pages d’antécédents. Votre dossier comporte près de 20 bris de probation. Si vos parents n’étaient pas ici aujourd’hui, vous resteriez probablement détenu», informe l’accusé le juge St-Arnaud.
Nicolas Majeur doit revenir devant le tribunal en juin prochain pour les représentations sur sentence.
