André Hart, résident de Salaberry-de-Valleyfield, vient d’être condamné à une peine d’emprisonnement de 90 jours à purger de façon discontinue ainsi qu’à de sévères conditions, après avoir rendu accessible à un enfant du matériel sexuellement explicite.
Les faits reprochés à l’homme de 33 ans se sont déroulés en 2014. À l’époque, André Hart aurait eu des discussions avec une fillette de son entourage âgée de 12 ans via Facebook. L’homme a convaincu la jeune de lui envoyer une photo d’elle en bikini et de son côté, il a envoyé une photo de son attribut masculin à l’enfant avec l’application Snapchat.
Bien qu’il a affirmé à la juge Marie-Chantal Doucet qu’il regrette son geste, qu’il a honte et qu’il a entrepris une thérapie avec le Centre d’intervention pour délinquant sexuel, le rapport pré-sentenciel rédigé par un expert est mitigé. On peut y lire que le risque de récidive ne peut être écarté.
Devant ces constatations, la juge Doucet a entériné la suggestion commune de la procureure Kim Émond et de l’avocat en défense Guy Lalonde. André Hart a donc été condamné à 90 jours de détention de façon discontinue, à effectuer 240 heures de travaux communautaires et à une période de probation de trois ans avec suivi. De plus il lui est strictement interdit d’être seul en présence de personnes de moins de cinq ans et de se trouver dans des endroits susceptibles d’y avoir des personnes de moins de 16 ans pour les cinq prochaines années. Également, André Hart ne peut utiliser internet pour les 24 prochains mois.
