Des employés du service mobile de déchiquetage «Shred-it» s’attendaient à être sur le qui-vive, dimanche, à l’Ecocentre de Salaberry-de-Valleyfield sur le boulevard Mgr Langlois.

Finalement, ils ont eu droit à un après-midi relativement tranquille lors de l’activité de déchiquetage organisée par la Ville. Les citoyens ont pu apporter leurs documents confidentiels et désuets afin de s’en débarrasser gratuitement mais l’achalandage a été moins important que prévu.

Les préposés de «Shred-it» ont accepté environ 200 boîtes de papiers afin de procéder à leur destruction immédiate alors que les deux camions déchiqueteurs pouvaient en recevoir plus de 500. «Nous avons été actifs au cours de la première heure et par la suite,  ce fut assez calme», de signifier au Journal un représentant de «Shred-it».

Parmi les quelque 200 boîtes apportées durant la demi-journée, qui se tenait de 12 h à 16 h, une entreprise locale s’est départie de 70 boîtes de documents à elle seule. «Habituellement, on limite les clients à une vingtaine de boîtes. Étant donné qu’il n’y avait pas d’attente, nous avons toléré», a observé l’employé de l’entreprise montréalaise.

Ce service gratuit s’adressait principalement aux résidants campivallensiens qui n’avaient qu’à présenter une preuve d’identité pour jeter leurs documents et ce, en toute confidentialité. Cette offre était-elle justifiée? L’opération de déchiquetage a-t-elle été suffisamment publicisée?

«Il s’agit peut-être d’inciter les gens à mettre ça (le déchiquetage) dans leurs habitudes. Encore là, il faut que l’activité soit annoncée suffisamment», souligne le représentant de «Shred-it».

Effectivement, il semble qu’une majorité de citoyens n’étaient pas au courant de l’invitation faite par la Ville. Le principal client, qui s’est départi de 70 boîtes de documents, a obtenu l’information de bouche à oreille d’un employé du Journal  à quelques jours de cette opération de déchiquetage.