À Salaberry-de-Valleyfield, la nouvelle taxe annuelle de 5 $ pour la gestion animalière rapportera 82 500 $. Par contre, moins de la moitié de cette somme sera acheminée aux Services animalier de Salaberry-de-Valleyfield.
Jadis, les Services animaliers de Salaberry-de-Valleyfield (SASDV) vendaient des licences de porte-à-porte pour les animaux domestiques. De cette façon, les SASDV prévoyaient récolter annuellement 80 000 $. Comme la nouvelle taxe de 5 $ ne rapporte seulement qu’environ 35 000 $, le manque à gagner est donc important.
Michel Décosse, trésorier à la Ville de Salaberry-de-Valleyfield souligne que la gestion animalière n’est pas que l’affaire des SASDV. Il donne en exemple les interventions nécessaires lorsqu’un castor érige un barrage, et où la tâche est confiée à un contractuel.
Le trésorier affirme que la demande aux services animaliers augmente sans cesse et que la taxe de 5 $ fait suite à une décision du conseil municipal. «Cette taxe est dans le budget et à ce que je sache, aucun conseiller ne s’est opposé au budget lorsqu’il a été déposé. Oui il y a une partie de la taxe qui va au SASDV et une autre partie qui reste dans les coffres de la Ville.»
M. Décosse précise aussi que le nom de la taxe est Gestion animalière et non Service animalier de Salaberry-de-Valleyfield. «Dans le budget, ce n’est pas dit que 100 % de cette somme allait au SASDV. La gestion animalière c’est plus que le SASDV.»
Différence d’opinion
Deux conseillers municipaux de Salaberry-de-Valleyfield François Labossière et Normand Amesse siègent sur le conseil d’administration des Services animaliers de Salaberry-de-Valleyfield.
Invité à commenter la situation, le conseiller du secteur La Baie, M. Labossière refuse de porter le blâme. «Ce que je vais dire c’est que c’est un dossier qui me met hors de moi. J’aimerais pouvoir offrir plus. Je vous invite à communiquer avec le directeur général de la Ville de Salaberry-de-Valleyfield pour des informations supplémentaires et aussi pour savoir où va le reste de la somme.»
François Labossière indique toutefois qu’une tournée des résidences campivallensiennes devrait avoir lieu afin de procéder à la vente des licences pour les chiens et les chats. «Est-ce que nous allons en vendre plus que par le passé, je ne crois pas, dit-il. Présentement, le conseil a décidé de prendre de l’argent dans la poche de droite et de la mettre dans la poche de gauche.»
Pour sa part, le conseiller Amesse indique que le 5 $ chargé aux citoyens est très loin de la réalité. «Pour vrai, si on devait charger ce que cela coûte il serait question de 21 $ par compte. Le SASDV répond à 900 appels par année. C’est un service qui coûte beaucoup plus cher que le 5 $ inscrit sur le compte.»
Si François Labossière dit qu’une tournée pour la vente des licences destinées aux chiens et chats aura tout de même lieu, Normand Amesse n’ose s’avancer.
«Les gens qui le faisaient recevaient des menaces des citoyens, assure M. Amesse. Même que la prévision financière de 80 000 $ n’a jamais été atteinte. La meilleure année, il s’est vendu pour 35 000 $ de licences. C’est cela la vérité.»
