Le Comité de vigie santé et services sociaux de Beauharnois-Salaberry a émis quatre souhaits sur lesquels il aimerait que les candidats aux prochaines élections provinciales prennent des engagements.
La région connaît une croissance démographique, un vieillissement de sa population, des enjeux de transport et des disparités socioéconomiques rappelle la Vigie.
En 2022, dans son rapport, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) a indiqué que les populations du Suroît et du Haut-Saint-Laurent présentaient davantage de vulnérabilités sociales et de problèmes de santé chroniques que celles des territoires voisins.
«La population du Suroît mérite un réseau de santé accessible, humain et à la hauteur des besoins de notre communauté, a affirmé Édith Gariépy, animatrice de la Vigie et directrice de la Corporation de développement communautaire de Beauharnois-Salaberry. Les élections de 2026 doivent être l’occasion d’obtenir des engagements concrets pour l’avenir de notre région. »
Modernisation de l’Hôpital du Suroît
Des investissements majeurs sont demandés pour moderniser l’Hôpital du Suroît. Les problèmes d’infrastructure et la pression à l’urgence exigent une action rapide selon la Vigie.
Parmi les arguments évoqués, investir dans l’Hôpital c’est aussi améliorer l’attraction et la rétention du personnel soignant.
Le maintien des services spécialisés, comme le Centre mère-enfant et la pédiatrie à l’établissement de soins de Salaberry-de-Valleyfield, est aussi identifié pour garantir un accès équitable aux familles vulnérables du Suroît et du Haut-Saint-Laurent qui ne peuvent se permettre de déplacements supplémentaires vers Vaudreuil-Soulanges.
Mme Gariépy soutient qu’un hôpital moderne, humain pourra répondre aux besoins actuels et futurs de sa population. Mais des investissements importants sont requis, tout comme une vision gouvernementale à long terme, ajoute-t-elle.
Investir dans les CLSC
La Vigie considère les CLSC comme la porte d’entrée du système de la santé. Or, le point de services de Sainte-Martine, où la population est en forte croissance depuis 2006, a fermé en 2010.
Pour ce qui est de Salaberry-de-Valleyfield, un CLSC neuf et moderne apparaît comme indispensable pour répondre aux besoins actuels et futurs.
«Investir dans les CLSC, c’est investir dans une première ligne forte, humaine et efficace, soutient Miguel Lemieux, maire de Salaberry-de-Valleyfield, préfet de la MRC de Beauharnois-Salaberry et membre de la Vigie. Un nouveau CLSC à Salaberry-de-Valleyfield permettrait de mieux servir toute la population du territoire et de soutenir durablement notre réseau de santé.»
Une première ligne forte
L’accès aux médecins de famille a progressé en Montérégie-Ouest. Néanmoins, les soins de proximité demeurent insuffisants pour les populations vulnérables.
Mais la première ligne est aussi composée d’infirmières, travailleurs sociaux et professionnels en santé mentale accessibles près des milieux de vie.
«Avoir un médecin, c’est essentiel, a observé Nicole Cormier, représentante de la Table de concertation des aînés de Beauharnois-Salaberry et membre de la Vigie. Mais il faut surtout pouvoir consulter rapidement, près de chez soi, avec des équipes complètes capables de répondre aux besoins. »
Plus de prévention
La Vigie aimerait que le prochain gouvernement fasse de la prévention soit une priorité nationale. Ce qui permettrait d’améliorer la qualité de vie, et diminuer la pression sur les urgences.
«On ne réglera pas les problèmes du réseau uniquement à l’intérieur des murs des hôpitaux, affirme Isabelle Brisebois, de la Table de concertation jeunesse de Beauharnois-Salaberry et membre de la Vigie. La santé passe aussi par des communautés fortes, des services de proximité accessibles et des actions en amont de promotion et de prévention.»
