Pour un deuxième été, Marie-Maude B. Millaire a invité les enfants dans un univers fascinant. L’enseignante a opéré pour un camp de jour 100 % nature. Un monde rempli de découverte amusante pour les jeunes.
C’est au terme d’une marche, à travers le sentier des lutins, que l’on retrouve la responsable du camp de jour original qui existe depuis deux ans à Saint-Louis-de-Gonzague.
«Je veux que ce soit leurs vacances à eux, aux enfants, confirme Mme Millaire. Qu’ils prennent des initiatives. La forêt offre ces occasions-là, d’utiliser sa créativité et son imagination. »
L’enseignante à l’école alternative La Traversée a grandi sur une terre sur le rang du Trente, là où se tient son camp de jour. Ses lectures l’ont amené à s’intéresser à un nouveau phénomène, celui du déficit nature. «J’ai grandi dans les années 80’ où il y avait beaucoup de libertés, soutient-elle. Ça m’a bouleversé, qu’après le déficit d’attention, on retrouve de celui nature. La nature, c’est important pour moi et mes enfants. Plus on la connait, plus on la protège. On prend conscience de l’environnement. »
Apprivoiser ce qui nous entoure
En moyenne 16 enfants étaient présents chaque jour. Avec Marie-Maude et à l’occasion des étudiantes, ils ont joué dans la forêt ou la grange. À travers leurs jeux, ils ont beaucoup appris. Et se sont surtout développés. «C’est le fun de voir les enfants prendre confiance et approcher les lapins, mentionne la responsable. C’est beau de voir un enfant avec des étoiles dans les yeux parce qu’il a réussi à attraper une poule. »
Un apiculteur est venu entretenir les enfants sur le monde merveilleux des abeilles. Plus tard en après-midi, un jeu de rôle, où tous avaient un rôle précis comme dans une ruche, a amusé le groupe.
Jeudi, le groupe a construit des cabanes pour les oiseaux. Plus tard dans la journée, certains l’ont peinte. D’autres ont profité du beau temps pour jouer autrement. «Les activités sont proposées alors les enfants se regroupent selon leurs intérêt, explique Mme Millaire. Il y a beaucoup de flexibilité. Un peu comme dans une école alternative, on part de l’initiative des enfants et on développe autour. »
Le camp anime les enfants de 5 à 11 ans. La notion multi-âge amène à accepter encore plus la différence des autres ainsi que les notions de tolérance et d’ouverture.
Grandeur nature
Selon Marie-Maude B. Millaire, le camp est voué à se développer. Le bouche-à-oreille a suscité un grand intérêt pour ses activités éducatives et ludiques dans un univers 100 % nature. «Il y a moyen d’offrir plus de place en gardant l’esprit familial, dit-elle. J’ai dû refuser des enfants cet été, faute de place. Ma philosophie et mon approche ont été appréciées.»
Alors que plusieurs municipalités ont préféré fermer leur camp de jour en raison de la COVID, celui de M. Millaire a su tirer son épingle du jeu. Il correspondait aux critères de la santé publique qui, outre les mesures sanitaires, favorisait des activités individuelles et qui se déroulaient à l’extérieur.
