Émilie Couture est en colère depuis que le chauffeur d’autobus a refusé l’accès au véhicule à un enfant qui désirait amener un bâton de hockey.
«C’est d’une extrême gravité de laisser des enfants sur le coin d’une rue, a dit la mère de deux enfants qui fréquentent l’école Élisabeth-Monette. Ce matin, ils n’étaient pas en sécurité.»
Les deux enfants ont été solidaires d’un autre qui avait le bâton de hockey de son père. L’élève voulait participer à un tournoi inter-école organisé le 27 novembre.
Or, le chauffeur a refusé que l’équipement sportif pénètre dans son autobus. Selon la mère, comme le temps manquait pour ramener le bâton à la maison, le conducteur aurait suggéré de laisser le bâton dans le fossé et de revenir le chercher à la fin de la journée.
«Pour moi, c’est une faute grave, a-t-elle continué. C’est un manque de jugement. Il aurait pu prendre le bâton avec lui.»
Mme Couture était fière de la solidarité de ses enfants. Comme elle se trouvait toujours à son domicile ce matin, elle a pu reconduire les enfants, et le bâton de hockey, à l’école.
Politique de transport scolaire
Le tout est conforme à l’article 9.5.2 de la politique de transport scolaire du Centre de services scolaire de la Vallée-des-Tisserands a informé Me Luc Langevin, directeur des services de secrétariat général et des communications de l’organisation.
Les bâtons, trottinettes, planches à neige ou à roulettes, guitares et autres gros instruments de musique font partie des objets interdits dans un autobus scolaire.
Un autre article soutient que le conducteur peut refuser dans son véhicule scolaire, tout article, objet ou équipement qu’il juge de nature à mettre en danger la sécurité des autres élèves ou qui est non conforme au Code de la sécurité routière.
Des règles établies en collaboration avec les transporteurs pour assurer la sécurité des élèves durant les déplacements.
«Ceci dit, le CSSVT compte évidemment sur la collaboration de tous les membres de la communauté scolaire pour agir avec bienveillance avec les élèves et pour assurer leur sécurité, écrit Me Langevin. À cet effet, et pour faire la lumière sur les circonstances entourant la situation, différents suivis et les interventions nécessaires seront réalisés auprès des personnes concernées par celle-ci.»
Une caméra
Mme Couture dit avoir reçu un appel de l’école durant la journée du 27 novembre parce que sa fille avait mal au ventre. Le tout provoqué par le stress de la situation. Son fils a aussi eu peur selon elle.
Le jeudi au terme de la journée d’école, la mère du hockeyeur est allée chercher le trio d’enfants pour leur éviter le transport scolaire.
Des plaintes ont été formulées. Dans le suivi qui a été fait auprès d’Émilie Couture, le CSSVT lui aurait mentionné qu’une caméra, qui capterait aussi le son, serait installée dans l’autobus. Ce qui, toujours selon la maman, calmerait les ardeurs du conducteur, mais aussi des enfants.
Le CSSVT aurait aussi dit à Mme Couture qu’elle craignait un bris de service dans le transport scolaire.
