Selon le rapport du Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE), Valleyfield devrait fournir des informations supplémentaires afin d’obtenir le décret gouvernement nécessaire à la réalisation de la stabilisation des berges de la baie Saint-François. 

Le rapport a été rédigé au terme de la consultation publique du 16 décembre. Une rencontre virtuelle qui a entendu deux présentations verbales, le dépôt d’un mémoire tandis qu’une dizaine de personnes ont posé des questions.

Le projet de stabilisation des berges concerne six zones distinctes autour de la baie Saint-François. À travers ses travaux nécessaires, la Ville souhaite y inclure divers aménagements. Parmi ceux-ci, notons:

-la construction d’une rampe double de mise à l’eau en béton armé, incluant trois quais, à la limite du parc Marcil.

-un nouveau quai flottant d’attente de 20 m aménagé dans le prolongement du quai flottant

-un brise-lame d’environ 74 m

-des travaux de stabilisation de certaines portions de la berge et la mise en place d’un herbier aquatique à l’intérieur du parc Marcil

-une halte au bout de la rue Lynch

-un quai de mise à l’eau au bout de la rue Brodeur

Le tout commanderait un budget évalué à 35 M$. Les travaux sont projetés sur un horizon de 5 à 10 ans une fois les autorisations obtenues par la Ville.

Le document rendu public vendredi soutient que la Ville n’a aucune estimation des besoins en terme de capacité de mise à l’eau et de stationnement d’embarcations à quai. Il avance également que le ministère de l’Environnement devrait aussi exiger que la Ville effectue une évaluation des impacts de la construction de la rampe de mise à l’eau de grande dimension ainsi que de l’agrandissement du quai fédéral sur le trafic nautique lorsque les travaux se réaliseront. Le tout, avec des mesures d’atténuation éventuelles.

«La Ville devrait transmettre cette évaluation au Ministère et la rendre publique avant l’émission du décret d’autorisation du projet, peut-on lire. Une telle évaluation selon les consignes du MELCC est nécessaire notamment sur les plans du climat sonore, de la sécurité des usagers ainsi que du brassage et de la remise en suspension de sédiments susceptibles de détériorer les herbiers aquatiques qui constituent des habitats du poisson dans la baie Saint-François.»

Les travaux pour la rampe de mise à l’eau pourraient aussi contrevenir à la Politique de la protection des rives, du littoral et des plaines inondables du Québec prévient le rapport.

«En vertu des principes de développement durable prévention et protection de l’environnement, la Ville de Salaberry-de-Valleyfield devrait limiter chacun des constituants de la rampe double de mise à l’eau, soit la grande et la petite rampe ainsi que les trois trottoirs prévus, à des dimensions nécessaires et suffisantes pour assurer leur fonctionnalité et leur usage sécuritaire, est-il écrit. Le Ministère devrait également lui demander de réduire les dimensions et la capacité portante de la remorque autopropulsée prévue en fonction des plus grands bateaux qui seraient manutentionnés, soit 17 m de longueur et 17 t. »