De passage à Salaberry-de-Valleyfield dans le cadre d’un dîner organisé par la Chambre de commerce et d’industrie Beauharnois-Valleyfield-Haut-Saint-Laurent, le lundi 19 septembre, le ministre de du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel, a expliqué son audacieux projet de loi 102.

Plus clair et de loin plus moderne que la législation actuelle, le projet de loi sur la qualité de l’environnement (LQE) vise à réduire de façon considérable le régime d’autorisation environnementale afin de permettre d’en tirer des avantages importants lorsque vient le temps de parler de développement économique et par le fait même, de possible création d’emplois.

Dans le projet déposé à l’Assemblée nationale le 7 juin dernier, quatre types de classe ont été relevés. «C’est désormais noté en fonction des risques, fait savoir le ministre. Cela va d’élevé à négligeable. Par exemple, lorsqu’une ville souhaitera améliorer son système d’aqueduc et égouts, elle pourra aller de l’avant en 30 jours alors qu’auparavant cela pouvait prendre plusieurs mois afin d’obtenir les autorisations nécessaires.»

Si les autorisations sont simplifiées, il n’en demeure pas moins que M. Heurtel est catégorique. Le Québec restera un joueur important en ce qui a trait à l’environnement en gardant ses standards très élevés.

«Le projet de loi 102 réduira considérablement les temps d’attente, mais nous resterons stricts. Avec les changements climatiques qui démontrent que nous devons agir rapidement pour assurer l’avenir de nos enfants, le Québec restera le modèle environnemental qu’il est. Je sais qu’avec cette réforme, il sera possible de réaliser pleinement la transition en cours vers une économie forte et novatrice, alors qu’elle sera plus sobre en carbone et respectera en tout point l’environnement», explique le ministre.