Le projet d’école alternative dans la région porte désormais un nom. L’école La Traversée a été présentée à la dernière assemblée de la Commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands. Un projet qui emballe le président Franck Mooijekind, mais qui nécessitera encore une bonne année avant que sonne la cloche de la rentrée scolaire.

«On a répondu à Geneviève Turcotte [du groupe fondateur]. On n’est pas contre la vertu, mais on ne veut pas se tromper, mentionne M. Mooijekind. La CSVT a des devoirs à faire; peut-on le faire ? Où ? Combien ça va coûter ?»  

En ce sens, le projet n’est pas réalisable pour la prochaine rentrée scolaire. Il n’y a pas d’enseignant, ni d’élèves en ce moment. Mais entre 30 et 40 personnes étaient présentes lors du dépôt du texte fondateur lors de l’assemblée du 26 octobre. «Ça témoigne de l’intérêt des gens. Il y a deux écoles alternatives à la Commission scolaire des Grandes Seigneuries, mais aucune ici, d’indiquer le président de la CSVT. On va marcher main dans la main [la CSVT et le groupe fondateur], pour faire avancer le dossier. »

Proposer un autre choix

Le projet d’école alternative a concentré huit mamans autour de son élaboration. Cependant, plusieurs autres parents ont été consultés à l’élaboration du document de 40 pages remis aux commissaires. S’ajoute Monique Fournier, qui a jadis été trésorière au Réseau des écoles publiques alternatives du Québec.

«Sur le territoire, il y a l’école de quartier, sinon l’école privée, explique Marie-Pier Couture. On souhaite proposer un autre choix à la population. »

On compte 32 écoles publiques alternatives au Québec en ce moment. Entre 5 et 7 projets sont en développement. «On suit la croissance de la société et de ses changements», souligne Marie-Maude Beauregard. Impliquée dans le projet, elle a déjà enseigné dans ce type d’établissement scolaire. «On part du potentiel de l’enfant et on construit autour, explique-t-elle. Les enfants sont libres d’agir, ce qui amène souvent les plus introvertis à développer leur confiance en eux. »

Quelques endroits ont été identifiés pour l’école La Traversée. Les écoles Saint-André, Dominique-Savio et Edgar-Hébert ont été identifiées pour accueillir la première cohorte. Le groupe fondateur est toutefois ouvert à d’autres propositions. Une préférence est toutefois accordée à Valleyfield, Beauharnois ou Ormstown afin de mieux répondre aux familles et desservir les différents secteurs de la CSVT.

Des rencontres d’informations se tiendront au courant du mois. Avec 514 personnes sur sa page Facebook, le projet d’école alternative capte beaucoup d’attention dans la communauté. «On sent que beaucoup de parents ne veulent pas passer à côté. Il y a une curiosité, un intérêt», soutient le groupe fondateur.

Distinctions des écoles alternatives
Les parents sont à la base et leur présence est essentielle
Les enseignants forment une équipe engagée et solidaire qui adhère au projet éducatif de l’école. Ceci assure une cohérence dans le cheminement de l’élève
L’école alternative est centrée sur l’élève. Ce dernier est amené à bâtir son programme d’apprentissage, à assumer ses choix et responsabilités, à organiser son travail et s’autoévaluer, bien entendu guidé par l’adulte