Fleuron industriel campivallensien, les Industries JPB se retrouvent en sérieuses difficultés financières et a déposé le 16 janvier un avis de proposition à ses créanciers en vertu de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité.
Selon les documents reliés à cet avis, l’entreprise de la rue Des Érables, détenue principalement par l’homme d’affaires Pascal Dupuis, cumule des dettes atteignant plus de 73 M$. Parmi les créanciers, on reconnaît Investissement Québec (29,7 M$), la Ville de Salaberry-de-Valleyfield (88 477 $), de même que différents fonds d’investissement, entre autres.
Fondée en 2003, l’entreprise a mis au point quelques années plus tard un procédé de revalorisation du bois traité. Elle récupère notamment des dormants de chemin de fer, poteaux de téléphone-électricité et autres résidus de bois, afin d’en extraire les matières toxiques selon un procédé reconnu. Le bois ainsi nettoyé de substances toxiques peut donc être de nouveau réutilisé.
En 2018, les Industries JPB ont investi quelque 67 M$ à ses installations pour donner naissance à JPB Énergies, afin de transformer ce bois usagé en électricité.
L’entreprise a pu alors compter sur un prêt de 20 M$ d’Investissement-Québec et une contribution de 40 M$ provenant de quatre fonds d’investissement ontariens.
L’entreprise mise en vente
Le syndic au dossier de la firme Raymond Chabot, Benoit Fontaine, a par ailleurs indiqué au Journal de Montréal que l’entreprise avait été mise en vente.
Selon lui, «l’entreprise est insolvable, mais pas en faillite. On tente de retrouver un repreneur».
Pour sa part, le maire Miguel Lemieux s’est montré optimiste face à la situation que connaît l’entreprise.
«Nous sommes bien au fait du dossier et nous sommes confiants que l’entreprise pourra trouver un repreneur, dit-il. La demande dans le milieu industriel a repris de façon marquée récemment et notre service du développement économique a déjà dans sa mire des entreprises qui pourraient avoir besoin des services de JPB, facilitant ainsi la relance. Bref, bien que ce soit une situation inquiétante dont on se serait bien passé, nous avons encore bon espoir pour la survie de l’entreprise.»
Rappelons que l’entreprise avait aussi été touchée par deux importants incendies, en juillet 2010 de même qu’en 2022.

