Quinze filles, une équipe. Les Sparks Black Royalty sont repartis à la base cette saison. Et tel un stunt, ils n’ont pas mis de temps à se soulever vers les plus hauts sommets. Assez pour mériter leur place aux Championnats du monde de cheerleading qui auront lieu le mois prochain à Orlando.

Le 21 février à Harbour Station au Nouveau-Brunswick, son équipe, les Sparks Black Royalty all-girls niveau 5 a pris le second rang du Atlantic Showdown. À une infime marge de la première position. Mais un résultat assez bon pour permettre aux 15 filles de sauter sur le praticable de Walt Disney en avril.

«C’est toujours excitant de se qualifier pour les mondiaux, mais ce l’est peut-être plus cette année, indique l’entraîneur Vanessa Ringuette. C’est vraiment une belle gang qui trippe. »

Ce groupe fort uni ne ressemble en rien aux deux dernières équipes de Valleyfield qui se sont qualifiés aux mondiaux. Mis à part Félicia Latreille, toutes les filles en sont à une première année. «L’an dernier j’étais en niveau 2 civil et je me retrouve cette année avec les Sparks, indique Marie-Christine Roy. De se qualifier pour les mondiaux me fait penser à tous les sacrifices et entraînements. Je sentais qu’on le méritait. »

Pour Félicia, cette troisième présence aux mondiaux lui rappelle l’ampleur de l’événement auquel les Sparks seront impliqués. «Tu as les jambes qui tremblent au moment de rentrer sur le  mat parce que tu es applaudis par beaucoup de gens qui ne te connaissent même pas, souligne-t-elle. Mais dans une vie, c’est à vivre. »

Objectif demi-finale

La moyenne d’âge de cette équipe qui comprend des filles de 12 à 18 ans se situe à 14 ans. Vanessa Ringuette savait qu’elle repartait à zéro en juin dernier. «Ça m’a affecté au début, a-t-elle avoué. Mais il n’y a rien qui arrive pour rien. Les filles ont travaillé fort pour être là où elles se retrouvent. Cette équipe-là se démarque par sa volonté. »

Les Black Royalty ne comptent sur aucun garçon cette année, ce qui diminue la force physique globale. Toutefois, l’équipe compense par une gymnastique impeccable et un désir de progresser. Assez pour n’avoir aucun regret et tout laisser sur le praticable. «Contrairement aux autres années, je ne veux pas augmenter le niveau de difficulté, mais vise une technique impeccable. Je veux qu’on regarde les filles et que les gens fassent : »Wow! » souligne Vanessa Ringuette. Je sais que les filles vont tout donner. »

L’esprit d’équipe est justement une facette importante des Sparks. Félicia confirme que les 15 filles qui ne se connaissaient pas l’an dernier forment une vraie famille. «On s’entraîne trois fois par semaine, dit-elle. On se voit suer, s’améliorer et on s’entraide. On est vraiment soudé. »

Sa coéquipière croit que la jeunesse est compensée par une maturité à toute épreuve. «On va prendre notre place à Orlando, croit Marie-Christine. On sait qu’on est bonne, à nous de le démontrer. »