La Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) estime que Robert de L’Étoile, notamment incarcéré pour trois tentatives de meurtre, présente toujours un risque pour la société si elle lui permet de retrouver une quelconque forme de liberté.

«La Commission vous refuse la semi-liberté et la libération conditionnelle totale, ont écrit conjointement les deux commissaires dans la décision rendue le 25 novembre. La Commission est d’avis que vous présenterez un risque inacceptable, par la récidive, pour la société si vous obtenez une semi-liberté et/ou une libération conditionnelle totale et que votre mise en liberté ne contribuera pas à la protection de la société en favorisant votre réinsertion sociale en tant que citoyen respectueux des lois.»

Son équipe de gestion de cas considère également que : «toute forme de libération discrétionnaire s’avère prématurée.
Rappelons que Robert de L’Étoile, incarcéré depuis décembre 2017, a demandé à la CLCC de pouvoir obtenir une libération conditionnelle ou une semi-liberté.

Il a présenté ses arguments lors d’une première audience, autorisée après le tiers de sa sentence.

Diverses fragilités

Il purge 24 ans et deux mois en milieu carcéral après avoir été reconnu coupable de trois tentatives de meurtre, enlèvement-séquestration, usage d’arme à feu en perpétrant une infraction, tentative d’enlèvement, voies de fait, menaces, conduit dangereuse et omission de se conformer.

Ses rencontres avec une psychologue et sa participation à divers programmes lui ont permis de réaliser certains progrès durant son incarcération.

Ses arguments n’ont pas séduit les commissaires qui jugent que le prévenu n’a pas tous les atouts appropriés pour un retour en société.

«Vous présentez diverses fragilités qui nécessitent un travail de fonds afin de diminuer votre risque et prévenir toute récidive et tout geste de violence, ont écrit les commissaires. En dépit de la gravité, des impacts et du contexte dans lequel les présents délits ont été perpétrés, vous ne semblez pas mesurer votre potentiel de violence, ce qui est en soi inquiétant.»

D’autant plus qu’il aurait tenté de contacter une victime entre mai et août 2025. La Sûreté du Québec a d’ailleurs instauré une enquête à ce sujet.