Les ministres Pascale Déry et Karine Boivin Roy, accompagnées de la mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, ont annoncé un investissement de 425 M$ sur cinq ans visant à aider les propriétaires à réaliser des travaux de protection contre les inondations afin de réduire les dommages aux habitations et les coûts qui en découlent.

Cette aide financière sera accessible à travers le nouveau volet adaptation du programme Rénoclimat, dont l’entrée en vigueur est prévue le 1er octobre 2026. Trois types d’aide complémentaire seront disponibles.

Le premier volet peut atteindre entre 700 à 1000 $ pour la réalisation de travaux simples préétablis, peu importe la localisation de l’habitation. Ces travaux sont, notamment, l’installation d’une pompe submersible avec batterie, celle d’un clapet antiretour, et l’acquisition de barrières anti-inondation amovibles.

Climat Longueuil
Moyennant certaines conditions, les propriétaires de maisons pourront obtenir jusqu’à 1000 $ pour l’installation d’un clapet antiretour ou d’une pompe submersible. (Photo: Le Courrier du Sud – Sylvain Daignault)

Dans un deuxième temps, une aide couvrant les coûts, jusqu’à un maximum de 1000 $, est offerte pour la réalisation d’un diagnostic des risques liés aux changements climatiques.

Enfin, une troisième aide pouvant atteindre 35 000 $ est offerte pour des travaux d’adaptation plus complexes sur les habitations situées dans des zones identifiées et reconnues à risque par le Ministère, comme une zone inondable. Elle couvrira notamment les travaux de protection des fondations, d’étanchéisation des ouvertures, d’adaptation des systèmes électriques, de chauffage et de plomberie.

À noter que, n’étant pas en territoire inondable, Longueuil n’est pas concerné par ce dernier volet.

Un message bien entendu à Québec

«On le voit bien, les changements climatiques ont des répercussions bien réelles sur la vie des Québécois : en plus d’être une menace pour leur sécurité, ils fragilisent les habitations et exercent une pression sur leur portefeuille. Avec ces mesures, on mise sur la prévention afin de réduire les risques, de limiter les dégâts et d’éviter tous les désagréments qu’entraînent les sinistres», a indiqué Pascale Déry, ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs.

Pascale Déry, ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, a indiqué avoir elle aussi été inondée à deux reprises au cours des dernières années.(Photo: Le Courrier du Sud – Sylvain Daignault)

Karine Boivin Roy, ministre responsable de l’Habitation, ajoute que, pour bien des familles québécoises, leur maison représente l’investissement de toute une vie.

Catherine Fournier se réjouit des gestes du gouvernement du Québec dans ce dossier. Pour la mairesse de Longueuil, les derniers épisodes de pluies torrentielles constituent un véritable signal d’alarme pour Longueuil.

«Les restes de la tempête Debby en août 2024 ont déversé en une seule journée l’équivalent des précipitations moyennes de tout un mois d’août. Cela a confirmé la nécessité d’accélérer l’adaptation de la Ville aux changements climatiques.»

Climat Longueuil
Plus de 3000 maisons et bâtiments ont été inondés à Longueuil depuis 2022. (Photo: Le Courrier du Sud – archives)

Elle souligne que l’élaboration d’une stratégie de résilience aux fortes pluies est devenue une priorité municipale. Fruit du travail de plusieurs directions de la Ville, cette démarche vise à adopter une approche proactive afin de mieux prévenir, gérer et atténuer les conséquences des inondations pluviales sur les citoyens, les infrastructures et l’environnement.

Adopté en 2025, le Plan d’action de résilience aux fortes pluies prévoit des interventions sur les infrastructures municipales, l’adaptation des réseaux d’égout, le développement d’infrastructures vertes capables de retenir davantage d’eau de pluie ainsi qu’un meilleur accompagnement des citoyens pour la gestion des eaux sur les terrains privés.

Une responsabilité collective

Catherine Fournier insiste également sur le fait que la résilience aux fortes pluies est une responsabilité collective et elle remercie le gouvernement du Québec qui a écouté les municipalités.  

Elle appelle les citoyens à participer aux efforts d’adaptation, notamment en améliorant la gestion des eaux pluviales sur leurs propriétés, alors que les experts prévoient une augmentation de la fréquence et de l’intensité des épisodes de fortes pluies dans le sud du Québec au cours des prochaines décennies.

À Salaberry-de-Valleyfield, la tempête Debby avait généré des coûts oscillant les 1,2 M$, avait confirmé le maire Miguel Lemieux en octobre 2024.

L’octroi de contrats pour cas de force majeure, les collectes spéciales et la disposition des déchets provenant des sous-sols de centaines de résidences représentent une facture de 838 000 $, à laquelle se sont ajoutés des coûts supplémentaire de 335 000 $ pour disposer des déchets qui avaient dû être envoyés temporairement au site de dépôt à neige.