Le joueur de baseball Marek Lalonde est tout feu, tout flamme avec les Norsemen du Collège Northeastern Oklahoma. Une bonne séquence tant au bâton que sur la butte qui arrive à point pour l’espoir qui est en discussion avec des universités pour poursuivre son parcours aux États-Unis.
«J’ai eu un départ peut-être plus difficile, mais je suis satisfait de mon jeu présentement et en plus, on a une bonne fiche, a dit le baseballeur rejoint entre deux cours. Les victoires, c’est le fun, mais en plus quand tu peux contribuer aux succès de l’équipe, ça donne confiance.»
Lors d’une séquence de trois parties à la fin du mois de mars, celui qui évolue à l’arrêt-court mais qui a aussi patrouillé le champ extérieur a frappé cinq circuits et un triple, bon pour produire 12 points et croiser 7 fois le marbre.
Utilisé comme lanceur pendant six manches, le droitier n’a pas concédé de points, a été victime d’un seul coup sûr et retiré six frappeurs sur des prises.
Des performances qui lui ont permis d’être désigné joueur de la semaine de la région 2 de la National Junior College Athletic Association (NJCAA).
Lalonde qualifie le niveau de jeu d’assez élevé. La ligue dans laquelle il évolue se situe représente un tremplin vers les universités ou le baseball professionnel.

Le Campivallensien n’excelle pas uniquement au bâton. Ses statistiques sont aussi excellents comme lanceur. (Photo : gracieuseté Saul Shelby)
Nouvelle vision de jeu
Le Campivallensien a d’abord évolué en Floride, au Chipola College. Une grosse école avec beaucoup de joueurs d’où il a été difficile pour lui de faire sa place.
Ce qui a motivé son transfert vers Northeastern.
«J’avais des contacts là-bas et on retrouve plusieurs Québécois dans l’alignement, a-t-il confié. Quand tu peux parler ta langue maternelle sur le terrain, c’est plus facile. Tu te sens à ta place.»
Le fait de jouer aux États-Unis lui a permis de s’améliorer. Les conditions météorologiques permettent de jouer davantage de parties. Il est aussi en contact avec des entraîneurs qui ont de longues feuilles de route.
«J’apprends énormément avec eux, assure Lalonde. L’entraîneur à Chipola avait 1000 victoires avec l’équipe tandis que celui à Northeastern en a 900 avec la même formation. Ce sont des entraîneurs qui avaient des attentes envers moi, qui savaient que je pourrais aider leur équipe et qui m’ont donné l’opportunité de jouer. Si bien que j’ai du plaisir.»
Prochaine destination
Une douzaine de parties sont toujours à l’horaire du calendrier régulier. Se dérouleront ensuite les éliminatoires avec l’objectif d’accéder au championnat national au Colorado.
«On devrait être capable de se qualifier, de dire avec confiance le baseballeur. On cherche toujours certaines pièces, mais on est très bon au bâton. »
Après deux ans dans le réseau collégial, Lalonde devra faire le saut vers les universités. Il est déjà en contact avec certains établissements.
Des recruteurs sont aussi venus l’observer lancer. La porte est toujours ouverte pour un repêchage par une équipe professionnelle. Mais s’il s’engage avec une université, il devra respecter cette entente au moins pour les deux prochaines années.
Cet été, il entend déposer ses valises à la maison, à Salaberry-de-Valleyfield, mais ne rangera pas nécessairement son gant. Lalonde devrait évoluer quelques parties dans la Ligue de baseball junior élite là où il a dominé l’an dernier au point d’être désigné jouer le plus utile à son équipe et plus bel espoir professionnel.

Marek Lalonde n’a pas encore arrêté son choix sur l’équipe avec laquelle il va évoluer en 2026-27. (Photo : gracieuseté Saul Shelby)
