Miguel Lemieux veut raviver la fierté à Salaberry-de-Valleyfield. Changer l’image de la Ville au sein de laquelle il a constaté, à contre-cœur, un certain défaitisme.

«Pour certains, la Ville ne semble pas prendre son envol comme les villes voisines. Mais ça se renverse. En 11 semaines, depuis le début de ma campagne, j’ai vu de beaux moments. Surtout auprès des jeunes. Ils se reconnaissent de plus en plus dans leur Ville. » – Miguel Lemieux

Il souhaite que les gens retombent en amour avec la Ville. Ainsi, plus les citoyens l’aimeront et plus ils voudront s’impliquer.
Une notion qui s’inscrit dans l’implication citoyenne qu’il aimerait favoriser. L’aspirant maire a levé son chapeau à l’administration de Denis Lapointe pour la consultation publique dans le projet de réfection des berges de la baie Saint-François. Une expérience qu’il envisage généraliser.
Il envisage aussi rafraîchir le site Internet de la Ville et mettre en place une adresse de courriel commune pour améliorer les communications entre les citoyens et l’administration municipale. «J’ai essayé l’expérience cet été et quand on s’adresse à la ville, on ne sait si quelqu’un a lu le message, s’il est pris en considération et quand ça va être réglé, a-t-il témoigné. Ça prendrait une réponse dans les 24 heures suivantes qui permette aux citoyens de se sentir accompagné. »
La fierté se traduirait aussi par un renforcement des partenariats avec les écoles. Le candidat annonce que la Ville offrira sa pleine collaboration pour des activités sportives ou artistiques. Miguel Lemieux a souligné vouloir mettre fin à l’attitude d’indifférence qui semble s’être installée ces dernières années. À titre d’exemple, il n’en revient pas que l’équipe de hockey de l’école Baie-Saint-François ait à pratiquer à l’aréna de Huntingdon par souci d’économie.
Le MUSO est un autre élément de fierté pour Miguel Lemieux. Il ne comprend toutefois pas pourquoi davantage d’écoles de Vaudreuil-Soulanges visitent le musée par rapport aux écoles de Valleyfield. «C’est une aberration, a-t-il répété. C’est une porte d’entrée pour découvrir l’histoire de la ville. C’est important pour l’attachement des jeunes envers elle. »

Assumer la capitale du Suroît

Miguel Lemieux reprend aussi l’idée locale du Parti québécois de faire reconnaître le Suroit comme une région administrative distincte de la Montérégie. «On se retrouve isolé, dans une zone grise, dit-il. Le service aux citoyens en souffre et des organismes ne sont pas financés à la hauteur de ce qu’ils méritent parce que des subventions sont distribués ailleurs en Montérégie. » On sait que Salaberry-de-Valletfield est la capitale du Suroît, région qui n’a qu’une reconnaissance géographique.
Pour lui, c’est le rôle du maire de porter ce message et d’insister sur cette reconnaissance.