L’étau se resserre sur Yves Bourdeau, 46 ans, accusé de conduite avec les facultés affaiblies ayant causé la mort de Josée Soulière, 31 ans, le 6 juillet 2014, sur la route 202 à Franklin.

Lors de la première journée de son procès le lundi 18 avril au palais de justice de Valleyfield, des témoins se sont présentés à la barre afin de confirmer que l’homme était bel et bien le conducteur de la motocyclette la journée de la tragédie.

Pour sa défense, Yves Bourdeau prétend qu’il était passager de sa motocyclette puisqu’il avait confié le guidon à la victime, même si elle n’était pas titulaire d’un permis de conduire pour moto.

La procureure dans le dossier, Me Nancy Lecompte, a fait savoir qu’au moment d’effectuer le test d’ivressomètre, le multirécidiviste avait un taux d’alcoolémie de 117 mg d’alcool par 100 ml de sang lors de l’accident. De plus, trois comprimés de drogue ont été découverts dans une valise de la moto, ainsi que 4,45 grammes d’une poudre blanche.

Un des témoignages entendus lors de la première journée du procès est celui de la fille de la victime. L’adolescente a confirmé que l’accusé et sa mère avaient consommé quelques bières avant de quitter la maison et que sa mère était passagère.

«Ma mère avait peur de conduire une moto, explique l’adolescente. Elle refusait même de conduire un quatre roues. Aussi, Yves a déjà dit que jamais il ne passerait sa moto à personne.»

Une dame qui travaillait comme serveuse au bar le «Joyeux Luron» à Franklin la journée de la tragédie est venue confirmer que l’accusé et la victime ont fait une escale à l’établissement licencié quelques heures avec la sortie de route.

«J’ai vu arriver la moto et je peux assurer que c’est Yves Bourdeau qui était le conducteur. Ils ont pris une consommation chacun et par la suite, ils ont quitté. Lors du départ, j’ai vu l’accusé prendre place derrière le guidon et Josée Soulière être passagère.»

Notons finalement que neuf témoins seront entendus en défense. L’accusé est représenté par  Me Guy Lalonde.