L’univers du hockey pee-wee demeure aussi attrayant pour un journaliste qui décide de prendre quelques jours afin d’aller suivre les péripéties des jeunes hockeyeurs de sa région au Tournoi international pee-wee de Québec.

En 2016, le vénérable Colisée a passé le flambeau au magnifique Centre Vidéoron après 56 années de loyaux services comme hôte de l’événement qui a attiré des milliers de jeunes en provenance de partout sur la planète. Le nouvel amphithéâtre a pris beaucoup de place dans les conversations, suscitant l’émerveillement chez les jeunes et les moins jeunes.

L’enceinte pouvant accueillir plus de 18 000 spectateurs charme ses visiteurs avec ses vues imprenables, son immense tableau indicateur d’une clarté saisissante et sa modernité en général. Même la resurfaceuse communément appelée «Zamboni» offre une nouvelle technologie avec un arrosage vaporisé qui remplace les petites colonnes d’eau.

Tout de même, c’est l’ambiance unique entourant la plus importante compétition de hockey pee-wee au monde qui prédomine, au-delà des nouvelles installations. La traditionnelle chanson associée au tournoi  alimente régulièrement le système de sonorisation. «Chantons tous en cœur… 1, 2 3, go… pee-wee, pee-wee, pee-weeeeeeee…. Vive les pee-wee du Carnaval… », peut-on entendre à chaque match.

Pour un journaliste qui en était à sa 3e couverture médiatique à ce tournoi, chaque expérience aura été différente mais un dénominateur commun prévaut: l’emballement des jeunes pour ce rendez-vous, qui constituera l’une de leurs plus grandes expériences de vie, ne ment pas. Dans l’autobus qui transporte les hockeyeurs de 11 et 12 ans vers Québec, on ressent le haut niveau d’anticipation, l’engouement déjà palpable et un brin de nervosité devant l’inconnu. A l’arrivée, quand les jeunes aperçoivent le Centre Vidétron et font ensuite leur entrée dans l’aréna qui devrait abriter un jour les nouveaux Nordiques de Québec, c’est un gros «wow».

La semaine dernière, les joueurs  et entraîneurs des Étoiles de Beauval pee-wee CC et des Grenadiers du Lac Saint-Louis pee-wee AA ont vécu pleinement la dimension internationale du tournoi. Nos équipes ont joué des matchs hors concours contre l’Angleterre, la Suisse et l’Australie dans le décor féérique des Galeries de la Capitale. Les traditionnels échanges d’épinglettes et de présents ont rappelé le côté humain de cette expérience unique.

En même temps, ces matchs ont démontré à quel point le hockey est devenu un sport planétaire. La majorité des équipes européennes, asiatiques et américaines n’ont plus rien à envier aux formations composées de jeunes Québécois et Canadiens. La rehausse du calibre de jeu des équipes étrangères doit inciter nos dirigeants de hockey à être imaginatifs pour rester compétitif avec les autres nations.