Une courtière en immobilier de Salaberry-de-Valleyfield a vu son permis suspendu pour 90 jours par le Comité de discipline de l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ) parce qu’elle a agi à titre d’intermédiaire lors d’une transaction d’immeubles, alors que son permis était déjà suspendu en raison d’une décision disciplinaire précédente.

Shoshanna Drouin a ainsi été sanctionnée pour avoir contrevenu à l’article 17 du Règlement sur les permis de courtier et d’agence, une accusation pour laquelle elle a plaidé coupable.

 En octobre 2024, le comité de discipline de l’OACIQ avait rendu une décision à son égard ordonnant la suspension de son permis de courtier immobilier pour une période totalisant 12 mois en plus du paiement d’une amende de 15 000 $.

En février-mars 2025, alors que son permis était toujours suspendu, la courtière a relancé les discussions avec les vendeurs de deux immeubles situés à Valleyfield, ce qui lui aurait procuré des « frais de cession » estimés à 75 000 $. La transaction a toutefois avorté.

Mme Drouin a cependant fait valoir ne pas avoir agi dans ces transactions à titre de courtière immobilière, mais seulement à titre d’observatrice et qu’elle méritait une rétribution puisqu’elle a « travaillé fort sur ce dossier » pendant trois ans.

Pour le comité de discipline, «Ce récit met en évidence le mépris de l’intimée envers une ordonnance de suspension du Conseil de discipline visant à protéger le public de ses nombreux écarts de conduite inquiétants », peut-on lire dans la décision rendue en février dernier.