À qui de droit,

Je vous écris aujourd’hui comme résident et piéton frustré, déçu et de plus en plus préoccupé par l’état de la sécurité piétonnière et de l’application des règles de circulation à Salaberry-de-Valleyfield.

Aujourd’hui seulement, pendant environ une heure et quinze minutes de marche, j’ai vécu quatre situations dangereuses distinctes impliquant des automobilistes.

À un endroit, j’ai dû attendre pendant que trois véhicules successifs ignoraient mon droit de passage avant que je puisse traverser.

À une autre occasion, un conducteur m’a regardé directement avant de continuer sa route malgré ma présence.

Lors d’un autre incident, alors qu’un véhicule s’était arrêté pour moi, un autre conducteur a continué sa route, m’obligeant à surveiller plusieurs directions simultanément simplement pour éviter un accident.

Ce ne sont pas des incidents isolés. Ils représentent une tendance que plusieurs piétons de cette ville remarquent et finissent malheureusement par anticiper.

Les traverses piétonnières ne devraient pas devenir des négociations.

Les piétons ne devraient pas avoir à risquer leur sécurité chaque fois qu’ils traversent une rue.

Je comprends que les ressources policières sont limitées et qu’il est impossible d’effectuer de la surveillance partout en permanence. Cependant, la situation actuelle crée l’impression que les infractions envers les piétons sont devenues normalisées faute d’une présence visible.

Je demande à la Ville de Salaberry-de-Valleyfield ainsi qu’au service de police de considérer sérieusement :

• Une augmentation de l’application des règles aux traverses piétonnières et intersections problématiques

• Des opérations ciblées concernant le non-respect du droit de passage des piétons

• Des campagnes de sensibilisation concernant les règles entourant le droit de passage

• Une évaluation des infrastructures routières et de la signalisation existantes

J’invite également les élus municipaux à reconnaître que la sécurité routière n’est pas uniquement un enjeu automobile — c’est un enjeu de sécurité publique.

Aucun citoyen ne devrait terminer une simple marche en se demandant combien de quasi-collisions sont considérées acceptables.

J’espère sincèrement que cette lettre encouragera des actions concrètes avant qu’une tragédie survienne.

Cordialement,

Scot Davis 
Résident de Salaberry-de-Valleyfield